La France attend de la part de ses «amis russes» des gestes de bonne volonté pour lever les sanctions

Il serait possible d’aborder la levée des sanctions européennes contre la Russie si cette dernière fait des «gestes de bonne volonté», a déclaré Christian Cambon, président de la Commission des Affaires internationales et de la Défense du Sénat français.

Dans une interview accordée au journal russe Kommersant, le sénateur LR et président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, Christian Cambon, a indiqué les conditions dans lesquelles la France pourrait inciter à la levée des sanctions antirusses imposées par l’UE.

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Selon lui, la France attend de la part de «ses amis russes» des gestes de bonne volonté qui permettront de mettre à nouveau sur la table la question de la levée des sanctions.

Parmi ces gestes, il a cité la mise en œuvre des accords de Minsk, la contribution au règlement pacifique de la crise en Biélorussie et la juste perception des missions de la France dans les pays africains, soulignant que son pays ne poursuivait pas de politique néocoloniale.

Le politicien a souligné que Paris était déterminé à coopérer avec Moscou et a admis que la Russie était une puissance mondiale, sans la participation et l'assistance de laquelle aucun conflit, aucune crise, aucune question d'importance internationale ne pourrait être résolu. Il a également appelé la Russie à chercher un règlement pacifique aux problèmes.

Le sénateur a aussi noté que la France était prête à prendre des mesures réciproques.

Sanctions antirusses

Pour la première fois, l'UE et les États-Unis ont imposé des sanctions contre la Russie en 2014 en raison de la réunification avec la Crimée. En outre, les pays occidentaux ont accusé Moscou de la crise en Ukraine qui, en réponse, a imposé un embargo sur un certain nombre de produits européens.

Les autorités russes ont souligné à maintes reprises que leur pays ne prenait pas part aux tensions dans l'est de l'Ukraine. Moscou appelle à l’inverse Kiev à un règlement rapide du conflit dans le Donbass.

Quant au refus de plusieurs pays occidentaux de reconnaître la légitimité de la présidence d'Alexandre Loukachenko, le porte-parole du Kremlin l’a qualifié d'ingérence indirecte dans les affaires intérieures de la Biélorussie. Il a noté que les décisions des pays occidentaux n'affecteront pas les relations entre Moscou et Minsk, les deux pays, selon ses propres termes, interagiront «sans regarder en arrière vers d’autres États».

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