L’absence de dialogue avec l’UE qualifiée de «tango en solo» par le Kremlin

© Sputnik . Alexeï Maïchev / Aller dans la banque de photosLe Kremlin de Moscou
Le Kremlin de Moscou - Sputnik France
Moscou souhaite maintenir et développer ses relations avec l’Union européenne, mais réalise qu’il est «impossible de danser le tango en solo», a déclaré le Kremlin.

La Russie préconise le dialogue avec l'Union européenne, mais celui-ci doit se fonder sur le respect mutuel, a déclaré le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov.

«Le Kremlin comprend la nécessité et l’utilité d’un tel dialogue», a-t-il indiqué, ajoutant que les autorités russes prônaient avec esprit de suite la relance et le développement de ce dialogue.

Toutefois, elles se heurtent dans ce domaine à l’incompréhension, a-t-il constaté.

«Or, aussi banal que cela puisse paraître, il est impossible de danser le tango en solo», a conclu Dmitri Peskov.

Il a fait cette déclaration sur fond d’informations annonçant l'introduction de nouvelles sanctions antirusses par Bruxelles dans le cadre de l’affaire Navalny. Selon les médias, la liste comporterait six personnes physiques et une morale.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a d’ores et déjà évoqué des mesures réciproques.

L’affaire Alexeï Navalny

Le 20 août, l’opposant russe a été hospitalisé d’urgence à Omsk après avoir fait un malaise à bord d’un avion. Les médecins lui ont diagnostiqué un trouble métabolique dont la cause n’a pas été établie, mais ont souligné qu’aucun poison n’avait été découvert dans le sang ou l'urine du patient.

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Par la suite, Alexeï Navalny a été transféré pour traitement en Allemagne. Les autorités du pays ont affirmé quelques jours plus tard que le patient avait été empoisonné par une substance de type Novitchok. Moscou a adressé une demande pour avoir des informations plus détaillées sur les résultats des analyses à Berlin, mais n’a jamais eu de réponse.

Pour rappel, conformément au décret présidentiel de 1992, la Russie a arrêté tout développement dans le domaine des armes chimiques avant de démanteler, en 2017, toutes les réserves de ces substances, ce qui a été confirmé par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

La semaine dernière, l'OIAC a annoncé que les substances découvertes dans le corps d’Alexeï Navalny ne figuraient pas sur les listes d’interdiction, bien qu’elles soient similaires, de par leurs caractéristiques, au Novitchok.

L’opposant russe a pour sa part quitté l’hôpital et son état s’améliore.

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