Une spécialiste des maladies infectieuses pointe l’objet le plus «dangereux» au bureau

Le clavier d’ordinateur est l’objet le plus «dangereux» au bureau car ses touches peuvent contenir diverses bactéries et infections, dont le coronavirus, alerte une spécialiste des maladies infectieuses. Une récente étude indique que le virus peut rester actif sur certaines surfaces pendant près d’un mois.

Outre le smartphone, l’objet le plus touché par les employés, y compris ceux qui travaillent à distance, est le clavier d’ordinateur. Pour Irina Chilkina, spécialiste russe des maladies infectieuses dans la région de Moscou, il est même le plus «dangereux» des objets présents sur un bureau, voici pourquoi:

«Le clavier d’ordinateur est l’objet le plus contagieux, surtout au bureau. Comme il est difficile à nettoyer, peu de gens le font […]. En conséquence, les touches accumulent bactéries pathogènes, virus, infections, parmi lesquels peut se trouver le coronavirus».

Elle conseille ainsi de se laver les mains avant de commencer à travailler et après avoir terminé sa journée, car les bactéries présentes dans l’air viennent se déposer sur la surface du clavier, explique-t-elle. «Les mains doivent être lavées correctement: au moins une minute et demie, sans se contenter de les caresser, mais en frottant bien via des mouvements circulaires.»

Durée de vie du Covid-19 sur les surfaces

Si une étude publiée en avril dans le New England Journal of Medicine affirmait que le coronavirus pouvait survivre jusqu’à 72 heures sur du plastique ou de l’acier inoxydable, des chercheurs australiens ont récemment remis en doute cette information.

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Selon leurs résultats exposés dans le Virology Journal le 12 octobre, le virus reste viable jusqu’à 28 jours sur des surfaces telles que le verre (dont les écrans de smartphones), l’acier inoxydable et les billets de banque. Toutefois, ils ont observé que plus la température est élevée, plus ses chances de survie sont réduites. Ainsi, à 40 degrés, il ne tient pas plus de 48 heures.

En juillet, la revue The Lancet avertissait néanmoins sur la fiabilité de ce type d’étude, précisant que ces expériences sont menées dans des laboratoires, lesquels ne reproduisent pas les conditions du monde réel, ce qui donne parfois lieu à des risques «exagérés» de contamination des objets.

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