Le père d'une élève et l’islamiste Sefrioui ont discuté avec le terroriste de Conflans, assurent BFM TV et LCI

© AP Photo / Michel EulerLa police sur les lieux de l'attaque à Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre 2020
La police sur les lieux de l'attaque à Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre 2020  - Sputnik Afrique
Selon LCI et BFMTV, le terroriste Abdoullakh Anzorov avait révélé aux auteurs des vidéos mettant en cause le professeur Samuel Paty qu’il voulait «venger le prophète» et régler le problème «à sa manière». La chaîne précise que ni le père de l'élève ni l’islamiste n’ont alerté la police sur les intentions de l’assaillant.

Le terroriste qui a décapité le professeur Samuel Paty avait fait part de ses intentions au père d'une élève et à l’islamiste Abdelhakim Sefrioui qui reprochaient tous deux à l’enseignant d'avoir montré les caricatures de Charlie Hebdo, rapporte LCI. Comme le précise BFM TV, le père de famille et le terroriste présumé ont échangé via la messagerie WhatsApp.

Smartphone, image d'illustration - Sputnik Afrique
Le terroriste de Conflans aurait contacté les auteurs des vidéos se plaignant de Samuel Paty pour se renseigner
Selon LCI, les enquêteurs ont découvert que l’assaillant qui a écrit aux deux hommes avant les faits leur aurait révélé vouloir «venger le prophète» et régler le problème «à sa manière».

La chaîne indique que ni le père de l'élève ni l’islamiste n’ont alerté la police sur les intentions d'Abdoullakh Anzorov.

Auparavant, BFM TV avait annoncé que le terroriste Abdoullakh Anzorov avait contacté via les réseaux sociaux les auteurs des vidéos mettant en cause le professeur Samuel Paty. Selon la chaîne, l’assaillant voulait se renseigner sur sa victime et cherchait à obtenir des détails sur ce qu’il s'était passé durant le cours avant de passer à l'acte.

Seize personnes en garde à vue

Le 16 octobre, Samuel Paty, 47 ans, enseignant d’histoire-géographie au collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine, a été retrouvé décapité non loin de son établissement. Le terroriste, un jeune de 18 ans dénommé Abdoullakh Anzorov, a été abattu par la police dans la ville voisine d'Éragny-sur-Oise, dans le Val-d'Oise.

Seize personnes au total sont placées en garde à vue dans ce dossier, pour ce mardi en milieu de journée, parmi lesquelles cinq collégiens, le père d'une collégienne et l’islamiste Sefrioui.

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