Non au blasphème: nouvelle manifestation devant l’ambassade de France à Téhéran

© REUTERS / WANA NEWS AGENCYnouvelle manifestation devant l’ambassade de France à Téhéran, le 28 octobre
nouvelle manifestation devant l’ambassade de France à Téhéran, le 28 octobre - Sputnik Afrique
Exprimant leur mécontentement suite au refus de la France de renoncer aux caricatures du prophète Mahomet, les Iraniens se sont rassemblés le 28 octobre près de l'ambassade de France à Téhéran. Lors du rassemblement, des slogans comme «Mort à la France» ont été entendus.

Un rassemblement de personnes indignées par le soutien apporté par les autorités françaises aux caricatures du prophète Mahomet s'est tenu ce mercredi 28 octobre près de l'ambassade de France à Téhéran, rapporte un correspondant de Sputnik sur place.

Mécontents de ce qui est considéré à Téhéran comme une insulte aux sentiments des musulmans, les Iraniens présents sur les lieux ont scandé des slogans anti-français dont «Mort à la France». Des appels similaires visant les États-Unis et Israël ont également été entendus.

Le premier rassemblement

Il s'agit du deuxième rassemblement similaire au cours des deux derniers mois, le premier ayant eu lieu début septembre suite à la republication de la caricature du prophète Mahomet par Charlie Hebdo à l'occasion de l’ouverture du procès des attentats terroristes de 2015 qui ont visés notamment la rédaction du journal satyrique.

L’assassinat de Samuel Paty

Le tollé autour des caricatures a resurgi après l’assassinat le 16 octobre de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie qui avait montré à ses élèves ces dessins pendant des cours sur la laïcité et la liberté d’expression. Lors d’un hommage national rendu à cet enseignant décapité par un terroriste, Emmanuel Macron a déclaré que la France ne renoncerait pas à des caricatures de ce genre, suscitant une vague de critiques de la part de plusieurs pays musulmans.

Plus tôt dans la journée, le guide suprême de la République islamique d'Iran, Ali Khamenei, s’est adressé sur Twitter aux jeunes Français en leur demandant si la liberté d'expression voulait dire «insulter et offenser».

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