Un journaliste convoqué par l'IGPN pour avoir publié une note des renseignements

© SputnikAction d'hommage à Samuel Paty, professeur décapité à Conflans, à Paris, le 18 octobre
Action d'hommage à Samuel Paty, professeur décapité à Conflans, à Paris, le 18 octobre - Sputnik France
Le chef adjoint du service Enquêtes de Libération a été entendu comme suspect par la police des polices. Elle lui reproche d'avoir publié une note du service du renseignement territorial des Yvelines dans un article sur l'attentat de Conflans. Une atteinte à la liberté de la presse, selon Libération.

Vendredi 6 novembre, Willy Le Devin, chef adjoint du service Enquêtes de Libération a été entendu comme suspect par la Division nationale des enquêtes de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Il est soupçonné de «recel de violation du secret professionnel» suite à un article du journal sur l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine paru le 17 octobre.

Il y a cité une note du service du renseignement territorial (RT) des Yvelines, retraçant les événements qui se sont déroulés au collège du Bois-d’Aulne de Conflans dans les jours ayant précédé l’assassinat de Samuel Paty.

Illustration du principe de liberté de la presse

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Selon Libération, l’article de M.Le Devin illustre de façon magistrale l’importance du principe constitutionnel de la liberté de la presse puisqu’il questionne les efforts des services du ministre de l’Intérieur pour éviter à temps le meurtre de Samuel Paty.

«Si notre journaliste est poursuivi pour avoir reproduit des extraits de cette note, la vocation première de l’enquête initiée par Gérald Darmanin est bien d’identifier la ou les sources de Libération», écrit le journal.

Et d'ajouter: «Cette vocation est contraire aux principes même de la liberté de la presse, telle que le définit de façon très claire l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme.»

«À l’évidence, le but de l’enquête initiée par le ministre de l’Intérieur n’est pas de préserver l’intérêt général, qui est de laisser les journalistes enquêter sur l’une des affaires les plus douloureuses de notre société» conclut Libération.
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