Les coiffeurs se mettent à poil pour dénoncer le reconfinement

Afin de dénoncer les conséquences économiques du deuxième confinement en France, de nombreux coiffeurs ont rejoint le mouvement #moncoiffeurapoil en publiant des photos d’eux-mêmes, nus, sur leur lieu de travail. Jugés par le gouvernement comme «non-essentiels», les salons de coiffure doivent rester fermés au moins jusqu’au 1er décembre.

«Quitte à être mis à poil par le Covid... je préfère le faire moi-même». Voilà le mot d’ordre du mouvement  #moncoiffeurapoil, dont le but est de mettre à nu la situation économique déjà fragile et aggravée par ce deuxième confinement, des professionnels de la coiffure, deuxième secteur de l’artisanat en France, selon l'Union nationale des entreprises de coiffure (Unec).

C’est la photo de Jean-Charles Gérard, coiffeur de 43 ans, qui a lancé le 4 novembre ce mouvement.

«Parce qu’on est en train de me foutre à poil en m'enlevant mon outil de travail qui est le cheveu, j'ai voulu pousser un coup de gueule en posant nu dans mon salon», a-t-il expliqué, cité par franceinfo.

Dans sa publication, le Havrais appelle par ailleurs les grandes marques, les grossistes ainsi que les plate-formes dédiées de vente en ligne, qui «proposent des produits PRO aux particuliers et indépendants non déclarés» à être solidaires dans «le drame qui se noue».

Dans les jours qui ont suivi, de nombreux coiffeurs à travers la France lui ont emboîté le pas, publiant des nus sur leur lieu de travail, accompagnés du hashtag #moncoiffeurapoil.

La coiffure a «les deux genoux à terre»

Pour Christophe Doré, président de l'Unec, l’effet de cet épisode II du confinement peut s'avérer plus néfaste que le I.

«Le premier confinement a fortement touché la profession qui a mis un genou à terre. Là, avec ce deuxième confinement, je pense qu’elle a les deux genoux à terre», a-t-il expliqué à franceinfo.

Face à la recrudescence de l'épidémie, le Président français a décrété un nouveau confinement dans le pays à partir du 29 octobre et au moins jusqu’au 1er décembre, accompagné de la fermeture des commerces dits «non essentiels», dont la coiffure fait partie. À en croire l’Unec, il s'agit d'un secteur qui compte plus de 85.000 établissements et 184.000 actifs sur tout le territoire français.

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