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Médecins sans frontières porte plainte contre le préfet de police après l’évacuation de la place de la République

© AFP 2021 Pierre AndrieuMSF
MSF - Sputnik France
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Médecins sans frontières a réagi suite à l’évacuation du camp de migrants de la place de la République, annonçant porter plainte contre le préfet de police de Paris. L’ONG réfute tout soupçon de militantisme.

Médecins sans frontières (MSF) va porter plainte à l’encontre du préfet de police de Paris, Didier Lallement, après l’évacuation du camp de migrants de la place de la République, a annoncé l’ONG dans un communiqué. Les plaignants évoquent des «violences volontaires» et une «atteinte aux biens des associations et des exilés».

L’organisation reproche notamment aux forces de l’ordre l’utilisation de lanceurs de balles de défense, de gaz lacrymogènes et de matraques, à l’encontre des migrants et manifestants présents. Certains d’entre eux ont été «intimidés, molestés, blessés» par des agents, affirme encore l’ONG. La confiscation des tentes et des couvertures est également critiquée.

«Nous sommes extrêmement choqués par la violence incompréhensible déployée hier par les forces de police à l’encontre des exilés […]. Il n’y a aucune volonté politique de discuter pour trouver une solution et sortir ces personnes de la rue, seulement la volonté de nous disperser par la force», explique Corinne Torre, chef de mission de MSF dans ce communiqué.

Pas de militantisme

Corinne Torre a par la suite précisé la démarche de l’ONG, sur Franceinfo, déclarant que MSF n’appelait pas à la démission du préfet mais souhaitait «alerter sur des situations qui sont inacceptables».

La responsable a également réfuté le terme de «militantisme» pour qualifier les actions entreprises place de la République.

Le 23 novembre, les forces de l’ordre ont évacué un campement installé sur la place de la République par des migrants et des associatifs. Ceux-ci étaient venus protester contre le démantèlement d’un autre camp à Saint-Denis, le 18 novembre. L’évacuation a entraîné des heurts entre les forces de l’ordre et les militants, suscitant une polémique sur de possibles «violences policières».

Gérald Darmanin a annoncé saisir l’IGPN à ce sujet.

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