Un parti marocain appelle les autorités à dissoudre un important service de sécurité intérieure

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Rabat  - Sputnik Afrique
À cause «du coût financier important qui est consacré à cette administration par le budget de l'État sans aucun avantage ni aucune valeur ajoutée», le Parti marocain libéral a appelé les pouvoirs publics à dissoudre la Direction générale de la surveillance du territoire. Il a suggéré de distribuer le budget de cette dernière vers d’autres secteurs.

Mercredi 25 novembre, dans un communiqué diffusé par le site d’information Alhayat Alyaoumia, le Parti marocain libéral (PML) a suggéré aux hautes autorités du pays de dissoudre la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), justifiant son appel par le fait qu’elle était «sans aucune valeur ajoutée». La note du parti qui a sanctionné une réunion du bureau politique évoque de graves défaillances observées dernièrement dans le fonctionnement de cette structure de sécurité.

Ce qui a motivé cet appel, selon les dirigeants du parti, est «ce qui avait été publié sur certains sites d’information connus au niveau national et international pour leur proximité avec les agences de sécurité, des articles et des photos touchant la vie personnelle des citoyens et la crédibilité des institutions».

À cet effet, la direction du PML a estimé qu’il n’y avait aucune «mission ou rôle sérieux qui pourrait être confié à la Direction générale de la surveillance du territoire». Ainsi, «compte tenu du coût financier important qui est consacré à cette administration par le budget de l'État sans aucun avantage ni aucune valeur ajoutée», le parti a appelé les hautes autorités du pays à «dissoudre la DGST» et à «répartir ses employés sur les autres services de sécurité».

De l’argent pour des «secteurs prioritaires vitaux»

Pour étayer le bien-fondé de son appel, le PML a également mis en avant les risques que cette structure viole les droits des Marocains.

Dans ce sens, les responsables du parti ont rappelé que c’étaient les impôts payés par les Marocains qui finançaient le budget annuel de la DGST, sans que soient garantis «leurs droits et libertés qui risquent d'être violés par une administration de sécurité qui n'avait aucun rôle réel».

En outre, le bureau politique du PML a suggéré au gouvernement de réorienter les fonds alloués à la DGST «à des secteurs prioritaires vitaux tels que l'Éducation et la Santé, que les citoyens considèrent comme les plus nécessiteux».

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