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«On dirait le Chili sous Pinochet»: un conseiller de Macron sur la vidéo du passage à tabac du producteur

CC0 / Bernhard_Staerck / Un policier armé d'une matraque
Un policier armé d'une matraque - Sputnik France
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Dans le contexte de la proposition de loi Sécurité globale votée à l’Assemblée nationale mardi, l’agression brutale d’un producteur de musique à Paris par plusieurs policiers a engendré de nombreuses réactions dans le pays. «Cette vidéo, on dirait le Chili sous Pinochet», a estimé un conseiller du chef de l’État, cité par Le Monde.

La vidéo sur laquelle un producteur est violemment frappé par trois policiers dans son studio de musique à Paris a ajouté un ingrédient de plus au «cocktail détonant» déjà composé de l’évacuation d’un camp de migrants à Paris et du texte de loi Sécurité globale, rapporte Le Monde.

En outre, cette séquence relayée le 26 novembre par le média Loopsider a «modifié le rapport de force» dans l’entourage d’Emmanuel Macron, où certaines personnes ont exprimé pour la première fois «à haute voix leur gêne».

«Assez de ces scènes choquantes!»

«Assez de ces scènes choquantes!», a ainsi dénoncé sur Twitter Stéphane Séjourné, conseiller de l’Élysée.

​Il a également écrit qu’il était «temps que le préfet de police fasse en sorte que ceux qui font respecter la loi la respectent eux-mêmes».

Un autre conseiller du chef de l’État a fait une autre remarque explosive: «Cette vidéo, on dirait le Chili sous Pinochet», a-t-il donc dit, cité par Le Monde.

Un producteur de musique roué de coups à Paris

Le 21 novembre, le producteur de musique Michel Zecler a été tabassé par trois fonctionnaires dans l’entrée de son studio dans le XVIIe arrondissement de Paris. La vidéosurveillance et sa version des faits recueillies par le média Loopsider ont démontré que les policiers avaient menti dans leur procès-verbal.

Dans un premier temps, l’homme a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour «violences sur personne dépositaire de l'autorité publique». Suite à la diffusion de la séquence, Gérald Darmanin a demandé le 26 novembre sur Twitter la suspension «à titre conservatoire» des agents concernés. Il s’est par la suite exprimé sur France 2 au même sujet en affirmant qu'il demanderait «la révocation» des policiers qui ont attaqué l’homme.

Trois premiers fonctionnaires ont été suspendus. Puis un quatrième, arrivé en renfort et soupçonné d'avoir lancé une grenade lacrymogène dans le studio de musique, a à son tour été suspendu, a indiqué dans la soirée à l'AFP une source proche du dossier.

Macron avertit Darmanin

Après avoir découvert la séquence de la violente intervention policière, Emmanuel Macron «est rentré dans une colère noire», rapporte Europe 1.

«Très choqué», il a contacté son ministre de l’Intérieur par téléphone puis l’a rencontré en lui réclamant «des sanctions très claires».

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