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L’armée israélienne possède bien des armes télécommandées, confirme son ex-chef de la lutte antiterroriste

© REUTERS / WANA NEWS AGENCYServants of the holy shrine of Imam Reza carry the coffin of Iranian nuclear scientist Mohsen Fakhrizadeh, in Mashhad, Iran November 29, 2020
Servants of the holy shrine of Imam Reza carry the coffin of Iranian nuclear scientist Mohsen Fakhrizadeh, in Mashhad, Iran November 29, 2020 - Sputnik France
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L’ex-directeur de la lutte antiterroriste en Israël, Nitzan Norell, a affirmé à CNN que l’armée de son pays disposait depuis un moment d’armes télécommandées, déjà utilisées dans les points de contrôle de Gaza. Un autre expert en sécurité israélien a quant à lui réfuté la thèse iranienne de l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh avec ces armes.

Dans une déclaration à la chaîne CNN, l’ex-directeur de la lutte antiterroriste en Israël, Nitzan Norell, a confirmé mercredi 2 décembre que son pays avait effectivement développé des armes contrôlées à distance. Cette déclaration intervient sur fond d’accusations portées par les autorités iraniennes à l’adresse de l’État hébreu. Elles affirment que le savant nucléaire Mohsen Fakhrizadeh a été assassiné en utilisant le même type d’armes.

Cependant, un autre expert en sécurité israélien a affirmé sous anonymat qu’il était peu probable que le scientifique ait été tué par des armes télécommandées, soulignant que l’Iran tentait de faire valoir cette thèse pour des raisons de politique intérieure, a relaté le média.

«Ce sont des systèmes d’armes contrôlés à distance que l’armée israélienne possède depuis un moment», a déclaré M.Norell. Et d’ajouter que «nous avons [à titre d’exemple, NDLR] une mitrailleuse qui peut être contrôlée à distance avec laquelle des points d’observation autour de Gaza, par exemple, ont été équipés».

Quid de l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh?

Le père du programme nucléaire iranien, le Dr Mohsen Fakhrizadeh, a-t-il été réellement tué vendredi 27 novembre à Téhéran avec des armes contrôlées à distance via des satellites, tel que rapporté par la presse iranienne?

L’autre expert en sécurité israélien anonyme a écarté cette thèse. Il a soutenu qu’il ne «pensait pas qu’une arme télécommandée ait été utilisée pour assassiner le Dr Fakhrizadeh à Téhéran».

«Je pense que l’Iran a fait propager à grande échelle cette thèse uniquement dans le but de minimiser l’importance du commando qui a exécuté l’opération et l’étendue de l’infiltration des institutions de l’État par des agents à la solde de services de renseignement étrangers».

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Et d’expliquer que «les armes contrôlées à distance sont efficaces uniquement dans certaines circonstances». «Certes dans ce cas vous résolvez le problème de la nécessité d’approcher la cible, cependant il est nécessaire d’accéder à un état stable [de la cible, NDLR] pour utiliser ce genre d’armes qui sont, dans ce cas-là, dotées d’une très grande précision».

Enfin, les experts consultés par CNN ont signalé que «la mise en œuvre d’une opération contrôlée à distance avait certainement ses avantages, mais elle comportait également beaucoup de facteurs de risque et une marge d’erreur importante».

Les menaces de l’Iran

Au lendemain de l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh, Téhéran a accusé Israël de l’avoir tué, soulignant que le pays avait «agi comme un mercenaire pour le compte des États-Unis».

En effet, lundi 30 novembre, l’Agence de presse officielle iranienne a annoncé avoir «obtenu des documents qui révèlent l’implication directe de membres des services de renseignement israéliens et du groupe terroriste Organisation des moudjahidines du peuple iranien dans la planification et la mise en œuvre du plan de l’assassinat du scientifique». L’Iran a promis de le venger.

Des sources concordantes proches du mouvement chiite libanais Hezbollah ont indiqué le 1er décembre au journal L’Orient-Le Jour qu’une «éventuelle riposte iranienne [à l’assassinat du Dr Mohsen Fakhrizadeh, NDLR] devrait avoir lieu avant que Donald Trump ne quitte la Maison-Blanche en janvier prochain, dans la mesure où Téhéran ne pourrait pas le faire tout en revenant à la table des négociations avec son successeur, Joe Biden».

Le ministre israélien du Renseignement, Eli Cohen, a nié l’implication de son pays dans ce meurtre, soulignant dans une déclaration à la radio 103 FM qu’il ignorait qui en étaient les auteurs.

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