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La Banque de France de Béziers en proie à la panique à cause de la carte de vœux d’un député - photo

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La Banque de France à Béziers s’est mise en alerte après avoir reçu une carte de vœux d’un député de l'Hérault. En effet, dans l’enveloppe de celle-ci reposait une poudre rouge-ocre paraissant suspecte. Arrivés sur les lieux, les pompiers ont découvert qu’il s’agissait de terre du lac du Salagou voisin, elle avait servi pour décorer la carte.

La carte de vœux du député de l'Hérault Philippe Huppé a semé le trouble à la Banque de France à Béziers. En cause: le caractère suspect d’une poudre rouge-ocre retrouvée au fond de l'enveloppe, rapporte lundi 21 décembre France Bleu.

L’alerte a été donnée par le directeur de la banque. Les pompiers ont envoyé sur place leur cellule chimique. Après examen, les pompiers ont constaté qu’il s’agissait tout simplement de terre du lac du Salagou, une terre rouge caractéristique dans la région. Elle avait servi à décorer la carte mais s'était tout simplement décrochée avant d’arriver à destination.

«C'est une carte de vœux artisanale faite en papier japonais, qui représente une main et un stylo avec des pigments qui représentent la terre du Salagou. Ces pigments se sont un peu décrochés de la carte de vœux et sont tombés au fond de l'enveloppe. Mais voilà, comme on est en Vigipirate, on a une tendance à s'inquiéter. Certains ont eu peur que ce soit autre chose», a expliqué le directeur au média.

«Je peux comprendre qu'on s'inquiète»

Cependant, ce n’est pas la seule carte de vœux expédiée par le député. Au total, environ 2.000 autres ont été envoyées à des institutions, et pour éviter ce genre de réaction, il a décidé de prévenir un certain nombre d'entre elles.

«J'ai téléphoné un peu à tout le monde pour expliquer que ce n'était rien. Mais en même temps, je comprends. Quand on reçoit ça, si on ne lit pas la carte et qu'on voit au fond quelque chose, on se dit "mais qu'est-ce que c'est que ce machin, quoi?" Je peux comprendre qu'on s'inquiète. Le problème c'est surtout les ministères, les préfectures, les organismes officiels qui s'inquiétaient un tout petit peu», ajoute-t-il à France Bleu.
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