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Le ministre algérien des Transports et le PDG d'Air Algérie limogés

CC BY-SA 2.0 / ERIC SALARD / 7T-VJQUn avion d'Air Algérie, image d'illustration
Un avion d'Air Algérie, image d'illustration - Sputnik France
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Pour avoir omis d’accorder la priorité «à la production nationale» lors de «l'engagement d'une opération d'importation», le ministre algérien des Transports et le PDG d'Air Algérie ont été démis de leurs fonctions.

Le Président algérien Abdelmadjid Tebboune a limogé le ministre des Transports et le PDG d'Air Algérie pour avoir approuvé des importations liées au catering aérien, une entorse aux instructions de donner priorité à la production locale, annonce l’AFP qui s'est renseignée auprès d'une source officielle.

Sur «instruction» de M.Tebboune, «il a été mis fin aux fonctions de M.Lazhar Hani en sa qualité de ministre des Transports», ont indiqué les services du Premier ministre dans un communiqué.

«Cette décision a été prise à la suite de l'engagement d'une opération d'importation par la compagnie nationale Air Algérie de fournitures liée à l'activité de catering et ce, sans tenir compte du contexte économique national et des orientations financières visant la gestion rationnelle des devises et la priorité à accorder à la production nationale», selon le communiqué.

Le ministre des Travaux publics, Farouk Chiali, a été chargé d'assurer l'intérim au ministère des Transports.

Le PDG d'Air Algérie, Bekhouche Allache, et le responsable du catering au sein de la compagnie nationale ont été également relevés de leurs fonctions.

Air Algérie en difficulté

La compagnie aérienne est en grande difficulté à cause de la crise du nouveau coronavirus, le pays ayant fermé ses frontières aériennes depuis le 17 mars 2020.

En juin, elle avait estimé ses pertes dues à la suspension du trafic aérien à 38 milliards de dinars (234 millions d'euros). Selon ses prévisions, ce manque à gagner devrait atteindre 89 milliards de dinars (550 millions d'euros) fin décembre.

L'Algérie, confrontée à une crise financière provoquée par la baisse de ses revenus pétroliers, sa principale ressource, tente de promouvoir sa production nationale et de réduire ses importations pour préserver ses réserves en devises qui ont fondu de près de 65% entre 2014 et 2019.

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