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Les Émirats disposés à normaliser leurs relations avec la Turquie, à une condition

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«Nous voulons qu'Ankara cesse d’être le principal sponsor des Frères musulmans* et qu’elle change de cap dans ses relations avec les pays arabes», a déclaré le ministre d’État émirati des Affaires étrangères à Sky News Arabia, soulignant qu’il était tout à fait possible de rétablir des relations amicales entre les deux parties.

Lundi 11 janvier, lors d’une déclaration à la chaîne Sky News Arabia, le ministre d’État des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Anwar Gargash, a affirmé que son pays souhaitait «des relations amicales» avec la Turquie, à condition qu’elle cesse de soutenir «la confrérie des Frères musulmans*».

«Nous voulons dire à la Turquie que nous aimerions avoir avec elle des relations normales et amicales qui respectent mutuellement nos souverainetés», a déclaré le ministre. «Nous voulons qu'Ankara cesse d’être le principal sponsor des Frères musulmans* et qu’elle change de cap dans ses relations avec les pays arabes».

«Il n’y a pas de problèmes» avec Ankara

Dans le même sens, le diplomate a expliqué qu’il «y avait une grande sensibilité dans les pays de la région quant au rôle des Frères musulmans* et leur activité subversive».

«Soutenir cette confrérie n’est pas dans l’intérêt des relations de la Turquie avec les pays arabes», insiste-t-il.

Par ailleurs, Anwar Gargash a avancé qu’à l’exception de cette pierre d’achoppement, «il n’y avait pas de problème avec la Turquie et qu’il n’existait aucune raison d’être en désaccord avec elle».

Drapeau Israël - Sputnik France
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Enfin, le ministre a estimé que, de ce point de vue, les dernières déclarations turques appelant «à apaiser et à normaliser les relations avec l’Europe [notamment la France, ndlr] étaient très encourageantes».

La normalisation avec l’Europe passera-t-elle par la France?

Depuis un an, les relations entre Paris et Ankara se sont dégradées sur fond de désaccords sur la Syrie, la Libye, la Méditerranée orientale et, plus récemment, le conflit entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie au Haut-Karabakh.

En octobre, Recep Tayyip Erdogan avait même mis en cause la «santé mentale» d'Emmanuel Macron, l'accusant de mener une «campagne de haine» contre l'islam, après avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mohamed et ses propos sur le «séparatisme» islamiste en France.

Ainsi, lors d’une conférence de presse tenue avec son homologue portugais le 7 janvier à Lisbonne, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a affirmé que son pays était prêt à «normaliser» ses relations avec la France, évoquant une «feuille de route» élaborée avec Paris, rapportait l’AFP.

«Si la France est sincère, la Turquie est prête à normaliser sa relation avec la France», a-t-il déclaré, ajoutant qu’il s’était entendu avec Jean-Yves Le Drian «pour travailler sur une feuille de route pour normaliser nos rapports».

En décembre, les 27 pays membres de l’UE ont décidé d'adopter des sanctions ciblées contre la Turquie pour ses activités en Méditerranée orientale. Alors que le Portugal vient de prendre la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, M.Cavusoglu a émis le souhait de voir les relations turco-européennes «bénéficier d'une meilleure atmosphère».

*Organisation terroriste interdite en Russie

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