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Ce virus asiatique dont le taux de mortalité atteint 75% préoccupe les chercheurs

© AP Photo / K.ShijithDes ambulanciers paramédicaux enterrent le corps d'une victime tuée par le virus Nipah en Inde, le 25 mai 2018
Des ambulanciers paramédicaux enterrent le corps d'une victime tuée par le virus Nipah en Inde, le 25 mai 2018 - Sputnik France
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Faisant partie du top 10 des maladies prioritaires de l’OMS, le virus asiatique Nipah, qui a un taux de mortalité allant jusqu’à 75%, est étudié par les chercheurs qui n’excluent pas le risque d’une pandémie, indique la BBC. Le danger augmente avec la déforestation et la destruction des habitats des chauves-souris frugivores, porteuses du virus.

Les chercheurs s’interrogent sur la possibilité qu’a le virus asiatique Nipah, dont la mortalité va de 45 à 75%, de se propager hors du continent sous forme de pandémie, relate la BBC.

Avec une période d’incubation allant jusqu’à 45 jours et un taux important de mortalité, cette infection respiratoire et neurologique figure dans la liste des maladies prioritaires de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en termes de «recherche et développement dans les contextes d'urgence».

L’infection provoque encéphalite, courbatures, fièvre, vomissements, toux, mal à la gorge, précise la radio. L’Homme peut la contracter par contact avec un animal contaminé, le plus souvent le porc, porteur intermédiaire qui se fait infecter par des chauves-souris frugivores. 

Pays concernés

Plusieurs pays asiatiques dont la Malaisie, le Cambodge, l’Inde ont déjà été touchés par le Nipah. Entre 2001 et 2011, une dizaine de vagues épidémiques ont tué 150 personnes au Bangladesh parmi 196 infectés.

Le risque de propagation augmente avec la déforestation conduisant à la destruction des habitats des chauves-souris contraintes de côtoyer l’Homme, poursuit la BBC.

En Thaïlande et au Cambodge, un grand nombre d’entre elles sont observées «dans les marchés, les lieux de culte, les écoles et les lieux touristiques comme Angkor Vat [un temple cambodgien, ndlr]», a fait savoir au média Veasna Duong, chef de l'unité de virologie de l'Institut Pasteur à Phnom Penh.

En plus de cela, de nombreux habitants ignorent le danger que représentent les chauves-souris. Au Cambodge, «60% des personnes que nous avons interrogées ne savaient pas que les chauves-souris transmettent la maladie».

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