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L’Allemagne se montre prudente quant au sort du Nord Stream 2, attendant de parler à Biden

© Sputnik . Alexeï Vitvitski / Aller dans la banque de photosTubes du futur gazoduc Nord Stream 2 stockés en Allemagne
Tubes du futur gazoduc Nord Stream 2 stockés en Allemagne - Sputnik France
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Le ministre allemand des Affaires étrangères, sur la chaîne de télévision NTV, a jugé incorrectes les sanctions extraterritoriales contre le Nord Stream 2 de l’administration Trump. Il compte pouvoir en parler avec le nouveau gouvernement américain. «La mise en service du gazoduc sera décidée dans les semaines et mois à venir».

Intervenant sur la chaîne de télévision NTV, le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a dénoncé le caractère extraterritorial des sanctions américaines contre le Nord Stream 2.

«De notre avis, ces sanctions, qui sont extraterritoriales, sont mal venues. Nous l’avons répété à maintes reprises par le passé», a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le problème des sanctions serait discuté avec l’administration de Joe Biden.

Le sort du projet se décidera dans les semaines à venir

«Nous en parlerons entre nous et c’est la différence avec le gouvernement précédent. Nous n’avions découvert certaines choses que par les médias et nous n’en avions pas parlé», a-t-il détaillé.

Le ministre, qui n’était pas en mesure de donner une date pour ces consultations entre les deux gouvernements, a fait part de sa compréhension concernant les entreprises sorties du projet sous la menace de sanctions imminentes

Il s’est montré très prudent quant à l’impact de ces développements sur la mise en service du Nord Stream 2.

«Cela sera décidé dans les semaines et les mois à venir. Personne ne peut prédire cela pour le moment.»

Gazprom reste optimiste, mais admet l’abandon

En janvier 2021, les États-Unis ont étendu les sanctions contre le Nord Stream 2 aux services relatifs à ses tests, son inspection et sa certification. Craignant ces sanctions, plusieurs partenaires, dont la société allemande Bilfinger SE, le groupe d’assurances suisse Zurich, le norvégien DNV GL et le danois Ramboll se sont retirés du projet.

Mardi 19 janvier, les États-Unis ont imposé des sanctions contre le navire poseur de conduites Fortuna, ainsi que son propriétaire KVT-RUS.

Suite à la pression politique, les représentants de Gazprom ont pour la première fois admis la suspension, voire l’abandon du projet, tout en espérant l’achever «dès que cela sera raisonnablement possible».

148 kilomètres de tuyaux restent à poser sur un total de 2.460 kilomètres du projet: 120 kilomètres dans les eaux danoises et 28 kilomètres dans les eaux allemandes.

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