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Un médecin italien accusé d'avoir tué des patients atteints du Covid «pour libérer des lits»

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Dans la commune italienne de Montichiari, le médecin urgentiste Carlo Mosca sera interrogé vendredi 29 janvier pour répondre à des accusations d'homicide volontaire, indique la presse locale. Il nie pourtant avoir assassiné des malades du Covid-19 «pour libérer des lits».

Carlo Mosca, chef du service d'urgence à Montichiari, s'est vu suspendu de ses fonctions et arrêté pour homicide volontaire avec des circonstances aggravantes d'au moins deux patients atteints du coronavirus, fait savoir le journal Brescia Today. Le médecin, âgé de 47 ans, est actuellement assigné à résidence et réfute toute accusation.

Selon le journal, il aurait intentionnellement administré des médicaments anesthésiques et neuromusculaires bloquants à des patients souffrant du Covid-19, causant la mort d'au moins deux d'entre eux. Les faits se sont produits en mars dernier.

Falsification de documents?

Dans le cadre de l’enquête, il a été permis d'analyser les dossiers médicaux de nombreux patients décédés pendant cette période. Trois corps ont été exhumés pour être soumis à une autopsie et à des enquêtes toxicologiques.

Les investigations ont révélé que le médecin avait apparemment administré des doses létales d'un médicament anesthésique couramment utilisé dans les procédures d'intubation avant la ventilation mécanique. Si le médicament est administré sans respect des procédures et doses spécifiques, il peut causer la mort de l'individu.

Les dossiers médicaux d'un des défunts soumis à vérification ne mentionnent pas l'administration de ces médicaments, qui sont indiqués en revanche dans les dossiers d'autres patients intubés. Un constat qui pousse à avancer l'hypothèse que le suspect est également responsable d’une falsification de documents, poursuit Brescia Today.

Vendredi 29 janvier, Carlo Mosca devra se présenter devant la justice pour un interrogatoire. L'ordonnance de mise en détention provisoire mentionne notamment «la volonté de tuer» et une activité ayant pour objectif de «libérer des lits» dans les jours les plus difficiles de la première vague de l'épidémie.

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