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Un rapport explique les raisons du crash meurtrier des hélicoptères français au Mali en 2019

© AFP 2021 DAPHNE BENOITMali, opération Barkhane
Mali, opération Barkhane - Sputnik France
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Une communication défaillante est à l'origine du crash de deux hélicoptères français au Mali en novembre 2019, qui est devenu la plus lourde perte subie par l'armée française depuis 1983.

Le crash de deux hélicoptères français au Mali fin 2019, qui avait tué 13 soldats, a été principalement dû à une communication défaillante au cours de l'opération, selon le rapport du Bureau enquêtes accidents pour la sécurité de l'aéronautique d'État (BEA-E).

«Les équipages n'ont pas détecté la présence de l'autre aéronef. Leurs consciences respectives de la situation étaient erronées. Les causes relèvent exclusivement du domaine des facteurs organisationnels et humains», constate le rapport publié ce samedi 30 janvier.

Le BEA-E décrit en outre une mission tendue, marquée par des divergences d'analyse du terrain entre les équipes au sol et en vol, une «charge mentale» très importante pesant sur les militaires et des modes de communication défaillants.

La plus lourde perte de l'armée française depuis 1983

Deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, venus de deux bases différentes (Gao et Ménaka), sont entrés en collision durant une opération de combat contre des djihadistes le 25 novembre 2019 dans le sud du Mali, causant la mort de 13 militaires.

Il s'agit du plus lourd bilan humain essuyé par les militaires français depuis le début de leur déploiement au Sahel en 2013, ainsi que de l'une des plus grandes pertes de l'armée française depuis l'attentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983, qui avait fait 58 morts.

Plus tôt en 2019, l’état-major français a fait état de l’atterrissage d’urgence de l’un de ses hélicoptères impliqués dans les opérations au Mali. Pour sa part, Radio France Internationale (RFI) a affirmé que l’appareil avait été abattu par un tir de kalachnikov des forces djihadistes.

Selon un sondage Ifop dévoilé plus tôt en janvier, pour la première fois depuis le déclenchement en janvier 2013 de l'opération Serval, à laquelle a succédé Barkhane en 2014, la moitié des Français (51%) ne soutiendraient plus cette intervention. Seuls 49% des personnes interrogées y sont encore favorables, contre 73% en février 2013 et 58% fin 2019.

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