La France a importé des masques pour presque six milliards d’euros en 2020

© AFP 2022 WANG ZHAODes masques produits en Chine
Des masques produits en Chine - Sputnik France, 1920, 10.02.2021
Parmi les 10,3 milliards d’euros dépensés par la France à l’étranger à cause de la pandémie, les masques pèsent pour près de six milliards, soit le budget quinquennal de rénovation des hôpitaux, rapporte L’Opinion. 84% d’entre eux viennent de Chine, de même que les réactifs pour les tests qui ont coûté 1,6 milliard d’euros.

Alors que six milliards d’euros seront investis par le gouvernement au cours des cinq prochaines années pour rénover et construire des hôpitaux et moderniser les outils numériques dans le domaine de la santé, l’Hexagone a acheté des masques pour presque la même somme en une seule année, indique L’Opinion.

Les marchandises censées aider à lutter contre la crise sanitaire ont été importées pour environ 10,3 milliards d’euros. Plus de la moitié, soit 5,9 milliards, est associée à l’achat de masques chirurgicaux, textiles, FFP2 et FFP3. La Chine en a livrés 84%, ce qui représente 126.702 tonnes.

Les réactifs utilisés pour les tests, qui viennent eux aussi de Chine, pour un montant total de 1,6 milliard d’euros, figurent en deuxième place dans la liste du matériel anti-pandémique, poursuit le quotidien. En plus de cela, des désinfectants, des équipements de protection à usage unique, des respirateurs et des appareils d’oxygénation ont été importés.

Ces dépenses ont aggravé le déficit français avec l'Asie dans la balance commerciale. Celui-ci a atteint 9,6 milliards d'euros, dont 6,6 milliards avec la Chine, selon un communiqué des Douanes cité par l’AFP.

Quid des masques nationaux?

La valeur ajoutée des masques chirurgicaux étant faible, les usines françaises seraient plutôt susceptibles de produire des biens plus innovants, estime L’Opinion. L’importation de masques en papier pour plusieurs milliards d’euros suscite des doutes, poursuit le quotidien. Les raisons économiques et écologiques sont citées comme justifications, ainsi que la souveraineté et la sécurité.

«Il faut calibrer nos capacités de production pour ne pas avoir d’excédents», a indiqué Franck Riester, le ministre délégué au Commerce extérieur. En dépit de la «demande forte», «on espère tous que la crise sanitaire ne s’étendra pas trop longtemps», a expliqué le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie.

Par ailleurs, la demande de masques pourrait être plus élevée dans l’avenir qu’avant la crise en fonction de «bonne pratiques sanitaires prises et des habitudes de port du masque comme en Asie».

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