Le quadri-amputé Philippe Croizon négocie avec Elon Musk pour aller dans l’espace

© Photo Pixabay / Free-PhotosLa Terre vue de l'espace
La Terre vue de l'espace - Sputnik France, 1920, 21.02.2021
Philippe Croizon, auteur de multiples exploits tout en étant amputé des bras et des jambes, est en contact direct avec Elon Musk pour participer à un vol spatial destiné aux civils, informe Le Parisien. Il pourrait ainsi devenir la première personne handicapée à se rendre dans l’espace.

En novembre dernier, l’aventurier français Philippe Croizon, quadri-amputé, se fendait d’un tweet destiné à Elon Musk, PDG de SpaceX, lui demandant de l’envoyer dans l’espace afin de montrer que «tout est possible». Le milliardaire lui a promis qu’il serait à bord d’une fusée Starship. Depuis, tous deux restent en contact afin de concrétiser ce projet, révèle Le Parisien.

En octobre prochain, SpaceX lancera le premier vol spatial avec des civils à bord. Si Philippe Croizon n’en fera pas partie, il pourra assister au décollage au cap Canaveral en Floride. Une occasion pour lui d’aller convaincre qu’il peut aussi être astronaute. Le commandant de bord de cette mission, Jared Isaacman, est entré en contact avec ce Français de 52 ans et se montre déjà impressionné.

En 2010, M. Croizon a traversé la Manche à la nage, puis a relié les cinq continents deux ans plus tard, toujours en nageant. En 2017, il a terminé le rallye Dakar au volant d’un buggy. «C'est une personne incroyable. J'admire ce qu'il a déjà accompli dans sa vie et tout ce qu'il espère encore réaliser», confie M. Isaacman auprès du quotidien, espérant être aux manettes de la fusée qui le conduira dans l’espace.

Entraînement

Interrogé samedi 20 février sur BFM TV, Philippe Croizon rappelle qu’il lui faudra passer par un lourd entraînement avant d’être apte à défier l’apesanteur. «Moi personnellement je me sens prêt, je sais qu'il va y avoir un entrainement de fou, mais je me sens prêt et j'ai envie d'y aller», assure-t-il.

«C'est un voyage de trois jours, trois jours à tourner autour de la planète, donc il va falloir une petite assistance quand même. Tout ça c'est à calculer, c'est à mettre en place [...] mais je crois que tout est possible», poursuit-il.

Déjà la tête dans les étoiles, il a commencé sa préparation… en suivant des cours d’anglais quatre à cinq fois par semaine.

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