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«Il ne faut pas raconter des fadaises»: Castex réagit à l’idée d’un confinement de trois semaines

© SputnikParis lors du confinement, 5 mai 2020
Paris lors du confinement, 5 mai 2020 - Sputnik France, 1920, 26.02.2021
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Lors de son déplacement à Nantes, le Premier ministre a commenté l’hypothèse de reconfinements locaux de trois semaines pouvant être suivis d'une réouverture totale, qualifiant de telles propositions de «fadaises».

Jean Castex a qualifié vendredi de «fadaises» l'idée d'instaurer des confinements locaux de trois semaines ayant pour objectif une réouverture totale ensuite, comme formulée jeudi soir par le premier adjoint à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire.

«Vous avez entendu la mairie de Paris dire qu'il faut qu'on confine trois semaines et puis c'est fini. Mais vous savez très bien qu'avec les variants, etc., ce n'est pas possible», a déclaré le Premier ministre, lors d'un déplacement au centre hospitalier de Nantes.

«Il ne faut pas raconter des fadaises. Il ne faut jamais raconter des fadaises», a-t-il ajouté, devant le personnel du service de réanimation.

Une simple «hypothèse»

Jeudi soir, M. Grégoire avait affirmé que la mairie allait «faire des propositions de mesures complémentaires» à l'État. Parmi celles-ci, un confinement de trois semaines afin «d'avoir la perspective de tout rouvrir» à son issue, y compris bars, restaurants et lieux culturels, plutôt qu'un confinement le week-end comme à Nice ou Dunkerque.

Paris - Sputnik France, 1920, 26.02.2021
Après sa demande de reconfiner Paris, la mairie annonce que ce n’était qu’«une hypothèse»
Emmanuel Grégoire a relativisé vendredi, face aux critiques, la proposition d'un confinement de trois semaines dans la capitale, l'élargissant à la «zone dense» francilienne et parlant de simple «hypothèse».

M. Castex doit présider samedi matin une réunion avec les préfets et directeurs généraux des Agences régionales de Santé des 20 départements qu'il a placés jeudi en «surveillance renforcée», parmi lesquels figure toute l'Île-de-France.

Des concertations doivent ensuite être menées localement, entre préfets et élus, afin d'aboutir prochainement à de nouvelles restrictions en cas de poursuite de la dégradation de la situation épidémique.

Situation à Nantes

A Nantes, la circulation reste pour l'heure maîtrisée même si la maire Johanna Rolland a appelé à la «vigilance, car les variants peuvent faire basculer la situation d'une semaine à l'autre».

M. Castex et Mme Rolland se sont rendus dans les services de maladies infectieuses et de réanimation de l'Hôtel-Dieu, où ils ont échangé avec les soignants. M. Castex a notamment admis la difficulté de prédire l'évolution à court et moyen terme de l'épidémie, par exemple faute de «corrélation entre la part (croissante) des variants nouveaux et la progression (en hausse modérée) du taux d'incidence».

«Je ne fais plus de prévisions», lui a ainsi lancé un médecin, M. Castex rétorquant: «et certains de vos confrères feraient mieux de s'en inspirer».

Le Premier ministre s'est aussi fait présenter les grandes lignes d'une expérimentation en cours au sein de ce CHU sur un traitement à base d'anticorps polyclonaux, menée par le professeur François Raffi et dont les conclusions sont attendues à l'été.

Deux contrats économiques

Auparavant, M. Castex avait paraphé avec Mme Rolland deux contrats.

Paris (photo d'archives) - Sputnik France, 1920, 25.02.2021
Castex: «Il faut tout faire pour retarder le confinement»
Le premier portant sur un accord global entre le gouvernement et l'association des grandes métropoles (France urbaine) autour de la relance économique, qui doit permettre de mobiliser une enveloppe de 10 milliards d'euros.

Et le second, déclinaison locale du premier, qui doit permettre de lever 1,5 milliard d'investissements, à parité entre le gouvernement et la métropole nantaise. Ce contrat apporte ainsi 175 millions d'euros supplémentaires pour le financement du nouvel hôpital nantais, portant ainsi l'engagement de l'État à 400 millions sur ce chantier.

Et il apporte aussi 10 millions d'euros pour la cathédrale de Nantes, gravement endommagée par un incendie l'été dernier.

«Elle en a vu d'autres, elle va renaître de ses cendres encore plus belle», a prédit M. Castex en constatant sur place l'avancée des travaux de restauration.
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