L’Algérie annonce la découverte du variant britannique de Covid-19 dans le pays

© Sputnik . Vladimir Perventsev / Aller dans la banque de photosAlger
Alger - Sputnik France, 1920, 26.02.2021
Le variant britannique a atteint l’Algérie. Dans une note publiée sur son site, l’Institut Pasteur d’Alger fait part de la détection de deux cas confirmés d’infection dans la capitale.

L’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) informe sur son site de la découverte de deux cas confirmés d’infection au variant britannique du Covid-19.

Dans le cadre de ses activités de séquençage ADN des virus SARS-CoV-2, «l’IPA a détecté sur des PCR positives, datées du 19 février 2021, deux variants britanniques [ayant] des signatures génétiques» similaires à celles découvertes au Royaume-Uni.

«Ces deux souches mutantes ont été détectées chez un membre du personnel de la Santé de l’EHS de Psychiatrie de Chéraga et chez un immigré rentré de France pour l’enterrement de son père», précise l’IPA.

Les avis des spécialistes

Lors d’un entretien accordé au site d’information Tout sur l’Algérie (TSA), le directeur général de l’IPA, Fawzi Derrar, affirme qu’«on ne peut pas échapper» à l’arrivée d’autres variants de la maladie.

Ainsi, il explique que «le variant britannique circule dans 90 pays et nous savons en tant que virologues que quand un variant circule et prend le dessus sur son prédécesseur, il gagne en fonction de transmission». Il souligne cependant que ça «ne veut pas dire qu’il est grave, mais en termes de transmission, ça va plus vite et il est très peu probable qu’on arrive à maîtriser son entrée un peu partout».

Par ailleurs, le Pr Ali Lounici, chef du service de médecine interne au CHU de Tlemcen, estime dans une déclaration à TSA que si le variant anglais s’y implante, le système de santé s’effondrera «en deux mois».

«Le variant anglais a une capacité de propagation extrêmement rapide, qui peut dépasser de 70% celle du variant classique», informe le Pr Lounici, ponctuant que «s’il rentre en Algérie, ce variant […] mettra à genoux les capacités [sanitaires du pays, ndlr] en deux mois».

Enfin, il prévient que «si le variant anglais arrive, l’Algérie n’a pas les moyens de faire face en matière de structures […]. Ça va être 10 fois pire que la situation constatée en juillet et août derniers».

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