«On perd du temps»: des médecins pro-confinement s’indignent après le discours de Castex

© Sputnik . Dominique Boutin / Aller dans la banque de photosLes Champs-Elysées désertés
Les Champs-Elysées désertés  - Sputnik France, 1920, 26.02.2021
Après les annonces de Jean Castex sur le placement d’une vingtaine de départements en surveillance renforcée, certains médecins ont estimé sur BFM TV que cela conduirait à un reconfinement de tout le pays, une mesure à prendre dès maintenant.

Plusieurs médecins ont critiqué les nouvelles mesures sanitaires visant à enrayer la propagation du coronavirus, lesquelles ont été annoncées le 25 février par le Premier ministre. Ils supposent qu’un confinement général n’est qu’une question de temps.

Alors qu’une vingtaine de départements vont être placés en surveillance renforcée, le Dr Ludovic Toro s’est demandé sur BFM TV si cette décision ne signifiait pas une non-surveillance des autres.

Comme le reconfinement est inévitable, selon lui, le gouvernement ne fait que perdre du temps en introduisant cette restriction au niveau local.

Cette stratégie de lutte départementale «nous sert à dire qu’on va confiner par petits bouts», a estimé sur la chaîne de télévision le professeur Gilbert Deray, chef du service Néphrologie à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière.

Des doutes

D’après ce dernier, un confinement strict aurait été préférable: «On aurait dû faire comme l'Italie, comme la Grande-Bretagne et fermer pendant six semaines».

Il a également fustigé l’approche gouvernementale qui prend en compte le taux d’incidence au lieu de la situation dans les hôpitaux:

«On est en train de jouer avec des chiffres. On confine à 750-900, on délire! À 250 déjà c'est grave! [...] On a déplacé les curseurs pour être satisfait».

Cependant, certains professionnels de la santé restent dubitatifs quant à un vrai confinement: «la situation n'a jamais été aussi confuse. On ne sait pas bien quel va être l'effet des variants [...] comment ça va aller dans les semaines qui viennent», a indiqué le professeur Nicolas Bruder, chef du service réanimation à l'hôpital de la Timone, sur le plateau de BFM TV.

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