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«Vous faites l'objet de poursuites»: la brigade des mineurs alerte sur une arnaque

© Flickr / Mr SebUn clavier d'ordinateur
Un clavier d'ordinateur - Sputnik France, 1920, 26.02.2021
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Le travail de la brigade de protection des mineurs (BPM) est perturbé depuis quelques mois par des appels d’internautes, paniqués après avoir reçu un mail étrange. En réalité, il s’agit d’une arnaque.

Le courriel est envoyé de la part d’une «commissaire divisionnaire» et est orné par le logo de la police judiciaire. La «commissaire», avec de nombreuses fautes d’orthographe, explique que le destinataire fait l'objet de plusieurs poursuites judiciaires, notamment dans la pédopornographie, pédophilie, exhibitionnisme, cyberpornographie et trafic sexuel. Il s’agit en réalité d’une arnaque qui déborde la brigade des mineurs, relate France Inter.

La cible de ce mail frauduleux est invitée à y répondre et à se justifier, sans quoi le rapport sera envoyé à la «procureure adjointe au tribunal de grande instance de Créteil et spécialiste de cybercrminalité» (sic) et de lourdes conséquences sont promises, notamment un mandat d'arrêt, le fichage comme délinquant sexuel, et la transmission du dossier aux médias et aux proches.

Si l’internaute répond pour présenter ses justifications, il est invité à payer une amende directement par virement ou par coupon PCS. La somme varie de 750 à 18.000 euros.

La brigade en alerte

Les appels téléphoniques de la part d’internautes paniqués perturbent considérablement le travail de la brigade, car à chaque fois il faut faire une enquête.

«Nous avons, au secrétariat ou à l'État-Major des centaines, des milliers d'appels sur l'année, de gens qui réussissent à avoir le numéro et qui téléphonent pour demander ce qu'il en est. Cela ne prend que quelques secondes, quelques minutes [de leur répondre, ndlr], mais c'est du temps perdu », indique Christophe Molmy, chef de la BPM de Paris.

Suite à ces signalements, une enquête préliminaire a été ouverte en septembre 2020 par le parquet de Paris et confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

«Si les gens téléphonent, c'est qu'ils ont une forme d'inquiétude. [...] Nous leur expliquons rapidement que tout ceci n'est pas sérieux », ajoute-t-il.

Des indices d’arnaque

À part les fautes d’orthographe et de syntaxe, le courriel contient une adresse électronique basique à laquelle doit répondre l'internaute, et non celle avec un nom de domaine spécialisé. De plus, le logo apposé sur le message est celui de la police judiciaire et non de la préfecture de police. De plus, l’adresse postale est incorrecte.

«On ne vous demande jamais de payer des milliers d'euros, comme cela, pour vous dédouaner», prévient Christophe Molmy, car ce type de crimes est puni par des peines de prison et non par des amendes.
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