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Des Marocaines saisissent l’Onu contre les médias de diffamation «subventionnés» par l’État

© REUTERS / DENIS BALIBOUSELe Conseil des droits de l'homme de l'ONU
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU - Sputnik France, 1920, 04.03.2021
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L’association marocaine de défense des droits des femmes Khmissa informe avoir introduit une missive auprès de l’Onu Femmes, lui demandant de condamner les médias «subventionnés» par l’État «qui continuent de diffamer sans relâche» les militantes politiques et des droits de l’homme, indique une publication sur Facebook.

Sur Facebook, l’organisation féministe marocaine Khmissa annonce avoir lancé un appel urgent à la rapporteuse spéciale des Nations unies Femmes, Dubravka Simonovic, l’appelant «à condamner publiquement les campagnes de diffamation […] dirigées contre les femmes journalistes, les militantes des droits de l'homme et les politiciennes».

«Alors que de nombreuses organisations internationales de défense des droits humains ont lancé des campagnes de lutte contre la violence à l'égard des femmes», des Marocaines, «en particulier celles qui plaident pour la démocratie, les droits de l'homme et la liberté depuis des années», subissent les attaques «des médias alignés par l'État [qui] ont mené une campagne incessante contre [elles], envahissant leur vie privée et publiant des contenus diffamatoires dans le but de ternir leur réputation», écrit Khmissa.

L’État responsable?

L’association ajoute que l'État marocain a «subventionné [des] plateformes médiatiques qui continuent de diffamer sans relâche les femmes» militantes des droits humains, les journalistes et les politiciennes.

Affirmant avoir joint des preuves de diffamation et des noms de victimes à sa missive, Khmissa explique que «ces femmes subissent déjà des pressions importantes de la part de leur famille et de leur environnement professionnel» à cause de la nature de leur engament politique.

Enfin, l’association pointe les campagnes de diffamation qui visent «les familles et les amis de ces femmes […] victimes des tactiques répressives de l'État […] même s'ils ne sont pas impliqués dans l'activisme».

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