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Le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme appelle l’Algérie à cesser «la violence» contre les participants au Hirak

© Sputnik . Tarek HafidImportant dispositif policier lors de la marche du vendredi 26 février à Alger.
Important dispositif policier lors de la marche du vendredi 26 février à Alger.  - Sputnik France, 1920, 05.03.2021
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Dans un communiqué, le porte-parole du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme a appelé les autorités algériennes à mettre fin à la «violence à l’encontre des manifestants pacifiques» du mouvement du Hirak.

Le porte-parole du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme (HCDH), Rupert Colville, a fait part ce 5 mars de l'inquiétude de l’organisation quant à la situation en Algérie où le mouvement populaire du Hirak, né en février 2019, est reparti de plus belle depuis plusieurs semaines.

«Nous appelons les autorités algériennes à cesser de recourir à la violence contre des manifestants pacifiques et à mettre fin aux arrestations ainsi qu’aux détentions arbitraires», est-il indiqué dans un communiqué de l’organisation.

«Nous sommes très préoccupés par la détérioration de la situation des droits de l'Homme en Algérie et par la répression continue et croissante contre les membres du mouvement pro-démocratie Hirak», poursuit le document.

Selon l’HCDH, dans le but de «réprimer des manifestations pacifiques», les forces de l’ordre ont à de nombreuses reprises recouru à une «force excessive». Se référant à des informations qu'elle juge fiables, l’organisation fait état de «centaines» d’arrestations depuis la reprise des manifestations, le 13 février 2021.

Situation en Algérie

Manifestants du Hirak, Algérie - Sputnik France, 1920, 02.03.2021
«Tant que leur lutte n'a pas atteint ses objectifs, les Algériens ne s'arrêteront pas»
Sur fond d’une forte contestation populaire qui a débuté dans le pays le 22 février 2019, Abdelaziz Bouteflika, le Président algérien qui, à l’époque, était au pouvoir depuis près de 20 ans, a dû remettre sa démission en avril 2019. En conformité avec la Constitution, c’est le président de la chambre haute du parlement, Abdelkader Bensalah, qui a ensuite assuré l’intérim. Celui-ci a publié un décret appelant à de nouvelles élections présidentielles le 4 juillet mais l'opposition algérienne s'est opposée à leur tenue tant que les représentants de «l'ancien régime» seraient au pouvoir. En raison d'un boycott des candidats potentiels, le vote a finalement eu lieu le 12 décembre 2019. L'ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a été élu.

À l'occasion du deuxième anniversaire du début des manifestations du Hirak, le 22 février 2021, des rassemblements de masse ont eu lieu dans plusieurs villes et provinces algériennes. La population est redescendue dans la rue pour le deuxième vendredi consécutif.

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