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Cadavres, maltraitance, dénutrition: l’État saisit 176 vaches à un agriculteur ardennais

Des vaches - Sputnik France, 1920, 10.03.2021
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Les services de l’État ont saisi 176 vaches dans une exploitation des Ardennes, présentant des signes de «maltraitance évidente», rapporte France 3. L’agriculteur risque jusqu’à un an de prison.

Lundi 8 mars, une vaste opération de 12 heures s’est déroulée dans une exploitation agricole à Mouzon, dans les Ardennes, afin de procéder à la saisie de 176 vaches, selon des informations de France 3. L’État a décidé d’agir, alerté de cas de maltraitance animale sur le site depuis plusieurs années. Le propriétaire faisait face à des difficultés familiales et professionnelles.

«Cela n'excuse pas tout, cela n'excuse pas la maltraitance animale, mais sa fragilité peut expliquer la situation. Il n'a pas été en capacité de faire face à son devoir d'éleveur», a commenté Bruno Faucheron, vice-président de la chambre d’agriculture des Ardennes.

Sur les 200 animaux de son troupeau, seuls 10 lui ont été laissés et une vingtaine ont directement été envoyés à l’abattoir.

Les bovins étaient dénutris, avec des retards de croissance et «un état de maigreur extrême», précise France 3. L’opération a également révélé 13 cadavres, dont certains dans un état de décomposition avancé, le tout dans un bâtiment trop humide. Le procureur de la République Laurent de Cagny a décrit une situation de «maltraitance évidente».

Poursuites

L’agriculteur en question a été interpellé par l’État à plusieurs reprises depuis 2016 sur l’état de son exploitation. Malgré des rappels à la loi, des injonctions, et même deux mises en demeure, il n’a pas amélioré les conditions de vie de ses animaux.

«Nous sommes allés au bout de ce que nous pouvions faire», résume Hervé Descoins, directeur du département de la cohésion sociale et de la protection des populations.

L’homme est poursuivi pour «maltraitance et mauvais traitements par exploitant d’établissement agricole», pour lesquels il risque jusqu’à un an de prison ferme. Il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant son jugement en comparution immédiate le 25 mars.

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