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Une étude établit une corrélation entre la montée des cas de Covid-19 et des pics de pollen

© Fotolia / DjoronimoWoman with allergy symptom blowing nose.
Woman with allergy symptom blowing nose. - Sputnik France, 1920, 11.03.2021
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Le nombre d'infections au Covid-19 augmente quand la concentration de pollen est plus forte, ont établi des chercheurs de l’Université de Munich. Bien qu’ils ne parlent pas de lien de causalité, mais de forte corrélation, ils exhortent les personnes à haut risque à porter au printemps des masques filtrant les particules.

L’exposition au pollen augmente la sensibilité envers les infections respiratoires virales, quel que soit le statut allergique de la personne concernée, constate une équipe internationale dirigée par des chercheurs de l’Université de Munich. Ce modèle reste d’actualité en cas d’infections au coronavirus, comme le montre leur étude publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS) le 8 mars.

Les chercheurs ont analysé des données provenant de 130 stations météorologiques dans 31 pays du monde, y compris la France, pour la période allant du 1er janvier au 8 avril 2020. Ils ont également pris en compte la densité de population de chaque zone d'étude, ainsi que les différentes modalités des restrictions sanitaires: confinement strict ou partiel ou absence de confinement.

En exposition simultanée

«Nos résultats révèlent que l'exposition simultanée au virus SRAS-CoV-2 (via d'autres porteurs humains infectés) et au pollen dans l'air peut, dans des conditions météorologiques "favorables", promouvoir la croissance de l’infection virale», constatent les chercheurs.

D’après les scientifiques, une augmentation dans la teneur de l’air de 100 pollens/m3 entraîne une augmentation moyenne de 4% des taux d'infection au Covid-19, et le confinement réduit de moitié les taux d'infection sous des concentrations de pollen similaires.

Ils supposent que l’effet pollen est pertinent pour l’ensemble de la population. «Il y a des gens qui ne sont pas allergiques, qui ne font donc pas forcément de réactions immunitaires, mais des réactions de surface. Du coup, ils ont des symptômes inflammatoires liés aux pollens: la muqueuse est fragilisée et l’accrochage des virus facilité. Vous prenez une bonne vague de pollens dans les yeux, ça irrite!», explique au Parisien l’allergologue Nhân Pham-Thi.

L’importance du masque

Les chercheurs précisent: ce sont les contacts humains qui sont à l’origine des contaminations et le pollen lui-même ne provoque pas les infections.

«Nous souhaitons nous assurer que nos déclarations ne provoquent pas de panique. Le pollen ne modifie le risque d’être infecté que si vous êtes en contact avec une autre personne infectée. Il ne transporte pas le virus et ne provoque pas les infections», assure toujours au Parisien l’immunologiste Stefanie Gilles, l’une des auteurs de l’étude.

Compte tenu de cette sensibilisation, les chercheurs préconisent «une large diffusion des informations sur les effets néfastes de la coexposition pollen-virus» pour encourager les personnes allergiques et les individus à haut risque à porter des masques filtrant les particules.

Pour le moment, les scientifiques n’ont pas établi le rôle précis d’autres facteurs, comme les spores fongiques, ou les interactions complexes avec le pollen, d'autres variables météorologiques ou des polluants atmosphériques, et souhaitent poursuivre leurs recherches en se concentrant sur la saison pollinique printanière actuelle.

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