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Le Maire refuse désormais «la distinction entre commerces essentiels et non-essentiels»

© Sputnik . Alexeï Agarychev / Aller dans la banque de photosBruno Le Maire
Bruno Le Maire - Sputnik France, 1920, 22.03.2021
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Le ministre de l’Économie s’est montré attentif quant aux difficultés des commerces fermés suite aux nouvelles mesures de restriction, évoquant une possible évolution de la liste de ceux autorisés à ouvrir. Un point de vue qu’il ne semblait pourtant pas avoir quatre mois plus tôt.

Les mesures de restriction prises par l’exécutif français la semaine dernière ont conduit à la fermeture de 90.000 commerces. Trois jours après leur entrée en vigueur, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, s’est déjà montré prêt à revoir la liste de ceux autorisés à rester ouverts.

«Pour moi, tous les commerces sont essentiels […]. C’est tout simplement la vie, le commerce: tout dans la vie est essentiel», a-t-il dit sur RTL lundi 22 mars.

«Je refuse cette distinction entre commerces essentiels et non-essentiels […], tout est essentiel», a-t-il insisté.

​Actuellement, les librairies, les salons de coiffure, les magasins de bricolage, les jardineries, les chocolatiers, les cordonniers sont considérés comme des commerces pouvant ouvrir. Par contre, les instituts de beauté ou les galeries d’art sont fermés. Les boutiques de vêtements, elles aussi, ont dû fermer mais peuvent continuer à recourir au «click & collect».

«Je ne dis pas que c'est parfait»

Le Maire a affirmé que le gouvernement examinerait chacune des situations «pour voir s'il y en a qui doivent être corrigées»:

«Je ne dis pas que c'est parfait. Ma porte n'est pas fermée. Nous regarderons si des choses peuvent être améliorées».

Il a rappelé que les mesures de confinement prises dans 16 départements étaient censées permettre «d'éviter des regroupements de personnes dans des lieux clos».

Une virevolte?

À l'automne, pendant le deuxième confinement, le ministre ne semblait toutefois pas partager le même avis. Il fustigeait alors la décision d’une cinquantaine d’édiles d’ouvrir des commerces non alimentaires de proximité, par exemple des librairies, considérés à ce moment comme non-essentiels.

«Vous me permettrez de dénoncer cette poignée de maires irresponsables qui prennent des arrêtés contraires aux décisions qui ont été prises par l’État pour protéger la sécurité sanitaire des Français», disait-il en novembre dernier sur BFM TV.

«Ils pensent qu’ils soutiennent les commerçants, en réalité ils menacent la santé des Français», notait-il.

 

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