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Les agressions contre les élus ont explosé en 2020. Quelles en sont les causes?

© Photo Pixabay / Annabel_PUn poing, image d'illustration
Un poing, image d'illustration  - Sputnik France, 1920, 30.03.2021
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Sur fond notamment de la réforme des retraites et de la campagne des municipales, la France a connu une forte hausse des agressions envers les élus, lesquelles ont plus que triplé en un an. Pour contrer cette tendance, les maires pourront bénéficier d’une formation sur la gestion des incivilités et agressions.

Le nombre d’agressions envers les élus a plus que triplé en 2020 par rapport à 2019 sur fond de réforme des retraites et de campagne des municipales, révèle ce mardi 30 mars Franceinfo.

La hausse de cette tendance est également constatée par l'Association des maires de France (AMF). Ainsi, les élus ont été ciblés à 1.276 reprises par des tags insultants devant leur domicile, par des menaces de mort, des agressions physiques alors que, pour toute l'année 2019, 383 d’entre eux avaient subi des coups ou essuyé des insultes, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Plus de 500 maires ou adjoints et 60 parlementaires ont été victimes d’agressions physiques en 2020. En outre, Franceinfo évoque la «personnalisation» des faits en citant à titre d’exemple 68 domiciles d'élus et 63 véhicules privés ciblés. Ces dernières semaines, deux maires ont été placés sous protection policière en raison de menaces jugées d'une particulière gravité.

Ces agressions ont connu une hausse qui intervient notamment sur fond de réforme des retraites, à laquelle de nombreux Français étaient opposés, ainsi qu’aux élections municipales lors desquelles ils se trouvaient souvent sur la voie publique, à la rencontre de leurs administrés et futurs électeurs, indique Franceinfo.

Une récente agression

Parmi les victimes figurent notamment Henri Delatour, 71 ans, maire du village de Lasalle, dans les Cévennes. Interrogé par Franceinfo, il indique avoir été agressé par un militant antimasque qui l’a insulté avant de lui assener un coup violent au visage qui l’a fait tomber raide.

L’agression la plus récente s’est produite vendredi 26 mars. Le maire de Roche-lez-Beaupré (Doubs) a été agressé par un adolescent qu'il a surpris en train de traverser la voie ferrée en dehors d'un passage aménagé. L'adolescent a sorti une bombe lacrymogène avant de l’asperger et de prendre la fuite, indique France Bleu.

«J'ai eu des brûlures à la gorge, à un œil et sur la peau...», a expliqué au média Jacques Krieger.

Une solution proposée par le gouvernement

Pour contrer ces actes, Gérald Darmanin et le président de l'AMF, François Baroin, ont écrit aux 35.000 maires pour les pousser à suivre une formation proposée par la Gendarmerie nationale concernant la gestion des incivilités et agressions.

Ladite formation, qui réunit près de 350 négociateurs de la gendarmerie formés par la cellule négociation du GIGN, a pour but d’«apprendre aux élus à faire retomber la pression quand ils sont pris à partie», car, selon Franceinfo qui se réfère aux gendarmes, beaucoup ne déposent pas plainte.

Franceinfo indique que déjà 200 élus ont été formés dans le Calvados à base de cas concrets.

Le drame qui a sensibilisé au problème

Le problème des violences contre les élus a été mis en lumière après la mort le 5 août 2019 du maire de Signes, Jean-Mathieu Michel. Il avait été percuté par une camionnette sur une route départementale.

En octobre 2020, face à la recrudescence des incivilités et l'inquiétante multiplication des agressions, l’AMF a annoncé la création d'un «observatoire des agressions envers les élus» qui compte notamment réaliser une «remontée fiable et précise des agressions dont les élus font l'objet» et suivre «les plaintes déposées et les réponses judiciaires apportées».

Défendre les maires, victimes d'«outrages»

Le 7 septembre dernier, Éric Dupond-Moretti a publié une circulaire visant à assurer la défense des maires victimes d'«outrages». «Une réponse pénale systématique et rapide doit être apportée par les parquets qui éviteront les simples rappels à la loi», indique ce texte adressé aux procureurs. La qualification d'outrage prévoit notamment des peines de travail d'intérêt général.

Le document permet également d’infliger des peines «d'interdiction de paraître» ou de séjourner sur le territoire de la commune pour les agresseurs. Concernant les faits plus graves, la circulaire recommande la comparution immédiate.

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