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«Monarque», «épidémiologiste en chef»: un député LFI fustige la gestion de crise de Macron

© REUTERS / Michel Euler/PoolEmmanuel Macron, archives
Emmanuel Macron, archives - Sputnik France, 1920, 04.04.2021
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Invité sur BFM TV, Adrien Quatennens a reproché au chef de l’État son exercice solitaire du pouvoir, en pleine crise sanitaire. Une critique reprise par l’opposition dans les deux chambres du Parlement.

Les dernières restrictions sanitaires ont exacerbé les tensions entre l’exécutif et le Parlement, plusieurs députés blâmant le gouvernement pour son manque de concertation sur le sujet.

Sur BFM TV, Adrien Quatennens a repris ces critiques, ciblant particulièrement l’attitude du Président de la République. Le député La France insoumise (LFI) accuse Emmanuel Macron de s’isoler au sommet de l’État, en tentant d’endosser divers costumes de leaders.

«On a vu un Président de la République tour à tour chef de guerre au sein de son Conseil de défense, qui est normalement une instance conçue pour la stratégie militaire, épidémiologiste en chef, puis monarque qui réduit le Parlement à se prononcer sur une allocution télévisuelle […] Emmanuel Macron décide de tout, tout seul», a-t-il ainsi déclaré sur la chaîne d’information.

Le député du Nord a précisé qu’une dizaine de propositions de loi avait été avancées par son parti depuis le début de la pandémie, sans qu’aucune ne soit retenue. Même issue pour le plan de déconfinement que le groupe parlementaire avait proposé fin avril 2020.

Louant la patience des Français face à la crise sanitaire, Adrien Quatennens a par ailleurs fustigé l’impréparation du chef de l’État et sa «gestion calamiteuse» de l’épidémie. Le député a contesté l’image d’un Président «qui ferait pour le mieux» face à un «virus qui tombe du ciel», lui reprochant au contraire de n’avoir «rien organisé, rien planifié» lorsqu’il en était encore temps.

Adrien Quatennens affirme notamment que Macron a pris «tout seul» la décision de ne pas reconfiner en janvier. Décision qui a débouché selon lui sur une dégradation de la situation sanitaire, menant aux actuelles mesures de freinage.

«Je crois qu’au bout d’un an, on peut le dire tranquillement: nous avons maintenant deux adversaires en quelque sorte, le virus, et aussi Emmanuel Macron et l’équipe en place qui ratent absolument tout depuis le début», a-t-il conclu sur BFM TV.

Pouvoir vertical et fronde parlementaire

Les critiques sur la verticalité du pouvoir exercé par Macron se sont fait jour dès le début de son mandat. Le chef de l’État avait en quelque sorte allumé lui-même la mèche, annonçant dès octobre 2016 son souhait de devenir un Président «jupitérien», dans un entretien à Challenges. Une posture censée trancher avec celle de la présidence «normale» de François Hollande.

Cette verticalité avait déjà fait grincer des dents, notamment lorsque Macron avait refusé de se rendre au congrès des maires en 2018, en pleine crise des Gilets Jaunes. Mais les critiques ont été décuplées après les dernières annonces du Président, ce 30 mars. Le vote des nouvelles mesures aux deux chambres a donné lieu à des débats houleux. Les oppositions de droite comme de gauche actant leur rupture avec l’exécutif.

Dans l’Hémicycle, Jean-Luc Mélenchon (LFI) a ainsi qualifié la réunion du Parlement de «honte», déclarant que les députés avaient été invités pour «acclamer» le Premier ministre et son gouvernement.

Interrogé par Spoutnik, Bruno Retailleau, président des Républicains au Sénat a pour sa part critiqué une «dérive autocratique du pouvoir», déplorant que le vote ait lieu au lendemain de l’allocution du Président.

Nicolas Dupont-Aignan (Debout La France) a quant à lui affirmé que le Parlement avait été transformé en «paillasson depuis un an», sur la chaîne Public Sénat.

Une fronde parlementaire face à laquelle l’exécutif ne semble pas enclin à calmer le jeu. Ce 2 avril, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a ainsi déclaré que l’opposition souhaitait faire du Parlement un «démagodrome», dans un entretien au Figaro.

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