Les techniques de la police pour traquer les restaurants clandestins à Paris

© Sputnik . Dominique Butin / Aller dans la banque de photosRestaurant fermé à Paris
Restaurant fermé à Paris  - Sputnik France, 1920, 11.04.2021
Au cours du confinement, la police a dû affiner ses techniques pour traquer les restaurants clandestins. Et les informations des riverains se sont avérées une source importante, fait savoir BFM TV. Depuis fin octobre, près de 1.000 clients ont été verbalisés à Paris.

La police patrouille régulièrement les rues de la capitale française à la recherche de restaurants clandestins, portant leurs attentions sur les quartiers réputés festifs, par exemple le XIIIe arrondissement.

«On a plusieurs techniques pour repérer les établissements qui sont en dehors des clous», indique à BFM TV Pierre-Yves Destombes, commissaire central adjoint du XIIIe arrondissement de Paris. «On a une unité de police administrative (UPA), ce sont des fonctionnaires en civil. Après on a nos équipages en VTT qui sont très actifs dans l’arrondissement, très mobiles et très discrets.»

Des signalements de Parisiens permettent également de dévoiler ces réunions gastronomiques clandestines, pointe la chaîne. Assez souvent des riverains déposent plainte pour le bruit généré par les visiteurs de telles réunions.

Chaque semaine, des amendes sont infligées à des dizaines de participants à ces repas actuellement interdits. Au total, «7.345 restaurants ont été contrôlés depuis le 30 octobre […], 300 contraventions pour ouverture irrégulière ont été dressées et près de 1.000 clients ont été verbalisés», selon le ministère de l’Intérieur.

Fêtes pendant la pandémie

Les restaurants clandestins font la Une de la presse française depuis mars. En effet, une vive polémique a éclaté après la diffusion par M6 d’un reportage sur des dîners fastueux organisés à Paris en dépit des mesures sanitaires dues à la pandémie de Covid-19. Le parquet de Paris a lancé une enquête.

Le cuisinier Christophe Leroy et le collectionneur Pierre-Jean Chalençon, deux organisateurs présumés de luxueux repas clandestins, ont été interrogés par les enquêteurs. Des perquisitions ont eu lieu au Palais Vivienne, propriété de M.Chalençon, et au domicile parisien de Christophe Leroy.

Les allégations sur la participation de membres du gouvernement à ces dîners ont été réfutées tant par les intéressés que par les organisateurs présumés.

Hormis dans la capitale, des soirées, fêtes sauvages et dîners clandestins ont également été organisés dans d'autres villes de France.

La gendarmerie a mis fin à une soirée clandestine organisée en pleins bois à Ternant (Côte d'Or) dans la nuit de samedi à dimanche et qui réunissait 70 personnes environ. Dans la même nuit, mais à Toulouse, les gendarmes sont intervenus pour interrompre une soirée clandestine dans un gîte loué.

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