Arrestation musclée d’une journaliste d’Al Jazeera à Jérusalem-Est - vidéo

Al Jazeera - Sputnik France, 1920, 06.06.2021
Des policiers israéliens ont violemment interpellé une journaliste d’Al Jazeera qui couvrait une manifestation dans un quartier de Jérusalem-Est. Le matériel du caméraman qui l’accompagnait a été détruit.

Givara Budeiri, qui travaille pour Al Jazeera, a été arrêtée par la police israélienne samedi 5 juin à Jérusalem-Est, a annoncé la chaîne qatarie dans un communiqué.

Les images de l’interpellation montrent au moins cinq policiers israéliens encerclant la journaliste qui porte un gilet pare-balle avec l’inscription «presse». Elle tente de se défendre et finit par être menottée. Selon la chaîne, le matériel du caméraman qui accompagnait Mme Budeiri a été détruit. 

​La reporter était en train de couvrir un rassemblement pour le 54e anniversaire de la Naksa, un terme utilisé par les Palestiniens pour décrire l’occupation de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza à partir de 1967.

Traitée «comme une criminelle»

Relâchée quelques heures plus tard, Givara Budeiri a raconté avoir reçu des coups de pied et avoir été traitée «comme une criminelle», malgré le fait qu’elle était en possession d’une carte de presse délivrée par le gouvernement israélien.

Dans le même temps, la journaliste a été informée qu’elle ne pourrait pas retourner dans le quartier de Cheikh Jarrah, où se tenait la manifestation, durant les 15 prochains jours.

Mésaventures palestiniennes d’Al Jazeera

Dans son communiqué, Al Jazeera dénonce une «violation complète des conventions internationales» commise par les autorités israéliennes.

L’arrestation de la journaliste intervient trois semaines après la destruction d’un immeuble abritant notamment les équipes d’Al Jazeera et d’Associated Press par une frappe israélienne contre la bande de Gaza. L’attaque n’a pas fait de blessés, le bâtiment ayant été évacué à temps.

Plus tard, les avocats du propriétaire de la tour pulvérisée dans le raid israélien ont annoncé qu’ils déposeraient une plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) pour «crime de guerre».

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