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Valérie Pécresse a amplifié l’un de ses meetings à l’aide «de faux militants», selon Mediapart

© AFP 2021 DIARMID COURREGESValérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, fondatrice du parti Libres!
Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, fondatrice du parti Libres! - Sputnik France, 1920, 07.06.2021
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Un meeting de Valérie Pécresse qui a rassemblé 1.500 personnes en Corrèze en août 2019 avait regroupé de nombreuses associations payées pour faire le déplacement, selon Mediapart. La principale intéressée dénonce «une manipulation politique à quelques jours des élections».

Pour son premier meeting sous les couleurs de son parti politique Libres!, Valérie Pécresse s’est en fait retrouvée devant des groupes «de faux militants» qui n’adhéraient ni à son parti ni à ses idées. C’est ce qu’affirme l’enquête de Mediapart publiée dimanche 6 juin, se basant sur plusieurs témoignages d’anciens participants.

L’événement a rassemblé 1.500 personnes le 31 août 2019 à Brive-La-Gaillarde (Corrèze), quelques mois après son départ des Républicains. Le même jour, son ancien parti n’en comptait que 400 à La Baule (Loire-Atlantique). Or, d’après le média, «une bonne partie des personnes réunies» étaient «des habitants de la région Île-de-France, membres ou issus des réseaux d’associations communautaires, invités tous frais payés à passer une journée en Corrèze».

Ce sont des proches de Mme Pécresse, notamment le vice-président de la région, Patrick Karam, qui auraient sollicité leurs réseaux pour faire venir des associations en tout genre. Celles-ci représentaient les communautés berbères, cambodgiennes, africaines, ou des collectivités d’outre-mer françaises.

«La majorité y allait plus pour s’évader»

Certains membres d’associations y ont vu une occasion de rencontrer la présidente de la région ou d’autres élus pour parler de leurs projets et revendications. Pour d’autres, il s’agissait d’une simple raison pour se rendre à la campagne, avec déplacement et repas offerts.

«Évidemment, on ne va pas se voiler la face, il y en a qui étaient là pour partir faire une excursion avec des potes, etc.», reconnaît la présidente d’une association subventionnée par la région.

«De ce que j’ai vu, c’était plus une sortie de groupe, histoire de s’aérer. Il y en a peut-être qui étaient partis pour Mme Pécresse, mais sinon, honnêtement, je pense que la majorité y allait plus pour s’évader», raconte à Mediapart une femme membre d’une association culturelle cambodgienne.

«Manipulation politique»

«Il y avait dans ce meeting des Franciliens de toutes origines. Chacun a le droit de participer à une réunion politique», se défend auprès de Mediapart Jean-Didier Berger, délégué général de Libres!. Il assure également qu’«aucune association n’était représentée à Brive. Uniquement des personnes physiques, libres de venir ou non».

De son côté, Valérie Pécresse nie tout lien entre les associations présentes et le financement qu’elles ont reçu de la région, rappelant que les règles en la matière sont devenues plus strictes lors de son mandat. «Toute insinuation contraire relève clairement de la malveillance et d’une volonté de nuire. Il s’agit d’une manipulation politique à quelques jours des élections», conclut-elle.

Candidats visés

Vendredi 4 juin, deux jours avant son article sur Valérie Pécresse, Mediapart a publié un article à charge de sa numéro deux en Seine-Saint-Denis, Farida Adlani. Cette dernière aurait distribué «à la hâte» des ordinateurs portables dans des établissements scolaires du département. Le site d’information lui reproche d’avoir attendu le mois d’avril, proche du scrutin régional, pour procéder à ce «coup de com’» alors que le matériel lui avait été livré un an plus tôt.

Durant la semaine du 31 mai au 6 juin, une autre tête de liste pour les régionales, le candidat du Rassemblement national en Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, a été la cible de quatre articles de Libération, mentionnant une adresse fictive, des propos polémiques ou encore l’embauche d’une assistante fictive. Lui aussi dénonce «une campagne de diffamation et de boules puantes» à deux semaines du premier tour.

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