Biden «sait que des pays européens sont ouverts à la reprise d’un dialogue avec la Russie»

Tandis que Vladimir Poutine et Joe Biden se donnent rendez-vous à Genève pour une première rencontre, quels sont les enjeux? Analyse de Jean-Christophe Bas, PDG de Global Compass, au micro de Rachel Marsden.

Une première rencontre entre les Présidents russe et américain est fixée pour le 16 juin à Genève. Que peut-on attendre de cette réunion?

Pour Jean-Christophe Bas, PDG de Global Compass et ancien chef du dialogue politique à la Banque mondiale, le sommet entre les deux chefs d’État est particulier: «Il n’y a pas d’ordre du jour, donc il n’y a pas de résultat attendu.»

«On sait que les deux hommes sont grosso modo en désaccord sur l’essentiel, sur leur vision du monde, sur la gouvernance… quasiment sur tout. Donc d’une certaine façon, ils ne peuvent pas ressortir dans une situation pire que celle dans laquelle ils étaient quand ils sont entrés dans la salle», estime-t-il.

L’expert propose aussi une analyse des enjeux plus discrets:

«La priorité de Joe Biden, c’est la Chine et il sait que l’on ne s’attaque pas à deux adversaires en même temps. Il a tout intérêt à ménager une relation avec la Russie pour pouvoir concentrer ses ressources et ses forces contre la Chine. Par ailleurs, il sait également que des pays européens sont ouverts à la reprise d’un dialogue avec la Russie.»
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