Trafic de stupéfiants en France: «La guerre contre la drogue est perdue, les policiers le disent»

© AFP 2022 JOEL SAGETDes fumeurs de crack allument leur pipe à crack sur les quais de la place Stalingrad, surnommée Stalincrack, le 2 décembre 2020 à Paris. - Cette "drogue du pauvre" fait des ravages dans le nord-est de la capitale depuis trente ans. Depuis 18 mois, les autorités multiplient les initiatives pour tenter d'endiguer la consommation de ce dérivé fumable de la cocaïne : patrouilles de police renforcées, arrestations de trafiquants, hébergement des toxicomanes mais ces efforts sont pour l'instant restés largement vains.
Des fumeurs de crack allument leur pipe à crack sur les quais de la place Stalingrad, surnommée Stalincrack, le 2 décembre 2020 à Paris. - Cette drogue du pauvre fait des ravages dans le nord-est de la capitale depuis trente ans. Depuis 18 mois, les autorités multiplient les initiatives pour tenter d'endiguer la consommation de ce dérivé fumable de la cocaïne : patrouilles de police renforcées, arrestations de trafiquants, hébergement des toxicomanes mais ces efforts sont pour l'instant restés largement vains. - Sputnik Afrique, 1920, 24.06.2021
Le business de la drogue est-il devenu totalement hors de contrôle? Le journaliste Frédéric Ploquin a enquêté sur les dessous du trafic de stupéfiants en France et dans le monde. Son constat est sans appel: les autorités sont bien souvent complètement dépassées.
«Le marché de la drogue est aujourd’hui quasiment incontrôlable, probablement parce qu’il y a beaucoup trop de consommateurs. La drogue est acheminée au consommateur jusque dans le moindre petit village!», s’exclame Frédéric Ploquin devant les caméras de Sputnik.

Depuis plus de trente ans, Frédéric Ploquin enquête dans les milieux de la police et du banditisme. Dans son livre Les Narcos français brisent l’omerta (éd. Albin Michel), le journaliste retrace les tout débuts du trafic de drogue en France et dans le monde.

Si le business des psychotropes a pu être relativement circonscrit jusqu’aux années 70, Ploquin estime qu’«on en arrive désormais à une forme de métastase du trafic de stupéfiants».

«À ce stade, on peut considérer que la guerre contre la drogue est perdue, les policiers le disent», tranche notre invité.
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