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Une jeune pharmacienne interpellée après la découverte de 50 faux pass sanitaires

police - Sputnik France, 1920, 20.07.2021
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L'extension du pass sanitaire a provoqué une ruée vers les rendez-vous de vaccination, mais aussi vers les faux certificats dont les recherches sur Google se sont multipliées. 50 d’entre eux ont été découverts le 16 juillet par la police à la suite du contrôle d’identité d’un jeune homme à Bagnolet, lequel a donné le nom de son fournisseur.

Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Montreuil (Seine–Saint-Denis) ont saisi vendredi 16 juillet 46 faux certificats de vaccination lors du contrôle d’identité d’un jeune homme à Bagnolet, rapporte Le Parisien.

En outre, 2.600 euros ont été pris sur lui. Les agents ont également retrouvé quatre autres faux certificats lors d’une perquisition au domicile de cet individu qui a évoqué le nom de son fournisseur.

Il s’agit d’une jeune diplômée en pharmacie née à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) et travaillant depuis mai dans différents centres de vaccination y compris celui de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) qui accueille 400 personnes en moyenne par jour.

Selon une source proche du dossier citée par Le Parisien, cette pharmacienne touchait «sûrement une grosse partie de la somme» outre celle reçue par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) à chaque attestation établie.

Deux suspects interpellés

Les deux personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire. Le 19 juillet, une information judiciaire a été ouverte pour atteinte à un système de traitement automatisé de données, participation à une association de malfaiteurs, blanchiment en bande organisée pour la femme et détention de faux documents administratifs pour le jeune homme, indique le journal.

Les enquêteurs cherchent à identifier d’autres personnes impliquées, car le mis en cause a indiqué qu’il devait apporter la pochette avec les faux certificats «à un homme» sans fournir plus de détails par crainte de «représailles». Son compte contient des sommes importantes bien qu’il gagne officiellement très peu d’argent.

La mairie de L’Haÿ-les-Roses «a renforcé ses mesures de traçabilité en mettant en œuvre une signature des attestations ainsi que des registres de fonctionnement supplémentaires. En outre, la Ville a demandé à la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) que chaque vaccinateur en centre puisse bénéficier d’une carte d’identification personnelle propre, même lorsqu’il s’agit d’internes ou de retraités», révèle Le Parisien.

Une ruée vers les faux certificats

Le marché noir du pass sanitaire a pris plus d’ampleur après le durcissement des mesures de freinage annoncé par Emmanuel Macron. Plus de deux millions de Français ont pris en deux jours des rendez-vous sur Doctolib pour se faire vacciner contre le Covid-19, mais les recherches de faux certificats se sont aussi multipliées par 50 sur Google, indique Le Parisien.

Il y avait entre 500 et 600 recherches par mois de «fausse attestation» sur Google avant l’intervention d’Emmanuel Macron. Le 13 juillet au matin, il y en avait plus de 4.000, d’après l'outil de référencement SEMrush cité par Le Figaro. Les recherches portent sur «faux vaccin», «faux test covid» ou «faux pass sanitaire».

​Les trafiquants vendent désormais en ligne ces certificats pour des coûts qui peuvent s’élever à 500 euros, ce qui est deux fois plus qu’il y a deux semaines. Snapchat semble la plateforme la plus utilisée, mais d'autres messageries comme Jabber, Wickr ou Telegram sont aussi exploitées à ces fins, indique Le Figaro.

Cependant, les personnes qui veulent obtenir des faux certificats encourent des risques élevés, car sur ces réseaux «une bonne moitié des propositions sont des arnaques», explique auprès du Figaro David Sygula, analyste en cybersécurité chez CybelAngel.

Les individus qui détiennent un faux pass risquent jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende, tout comme leur fournisseur. Avoir un faux certificat tout en étant au courant d’un test positif au Covid-19 est considéré comme de la mise en danger de la vie d'autrui. Un délit passible de 15.000 euros d’amende et d’un an de prison.

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