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Liban: Najib Mikati, pressenti pour être Premier ministre, rencontre le président Aoun

© Sputnik . Ekaterina Tchesnokova  / Aller dans la banque de photosDrapeau libanais, image d'illustration
Drapeau libanais, image d'illustration  - Sputnik France, 1920, 26.07.2021
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Le président libanais Michel Aoun a brièvement reçu lundi l'homme d'affaires Najib Mikati, qui devrait bénéficier du soutien d'une majorité de parlementaires dans la journée en vue de la nomination d'un nouveau Premier ministre.

A la différence de la majorité des dirigeants libanais, Najib Mikati, qui a déjà occupé deux fois le poste de chef de gouvernement, n'est pas issu d'une formation ou d'une dynastie politique.

Il n'a fait aucun commentaire à l'issue de cette réunion, coup d'envoi formel des consultations de parlementaires en vue de la désignation d'un nouveau Premier ministre dans un pays englué dans une impasse politique.

Déjà soutenu par un groupe d'anciens Premiers ministres libanais, Najib Mikati a reçu lundi le soutien du Hezbollah, mouvement chiite armé que les Etats-Unis tiennent pour une organisation terroriste.

"Aujourd'hui (lundi-NDLR), alors que des indices convergent vers la possibilité de la formation d'un gouvernement (...) nous avons choisi de soutenir Mikati, afin de donner un élan supplémentaire pour faciliter la formation d'un gouvernement", a déclaré lundi à la presse Mohamed Raad, le chef de file du groupe parlementaire du Hezbollah.

La plupart des principales formations parlementaires ont également soutenu cette nomination, également appuyée par Saad Hariri, désigné Premier ministre en octobre dernier mais qui a renoncé mi-juillet à former un gouvernement en raison de désaccords insurmontables, à ses yeux, avec le président Michel Aoun.

Après avoir été reçu lundi par ce dernier, Saad Hariri a déclaré à la presse qu'il espérait que Najib Mikati serait choisi et qu'il parviendrait à former un gouvernement.

Le Liban, dirigé depuis près d'un an par une administration intérimaire désignée après l'énorme explosion meurtrière qui a dévasté le port de Beyrouth le 4 août dernier, est confronté à un effondrement de sa monnaie, à une explosion du chômage et à un gel des comptes bancaires, l'économie du pays - l'un des plus endetté du monde - subissant sa crise la plus profonde depuis la guerre civile de 1975-90.

Dans le système politique libanais, le poste de Premier ministre doit être occupé par un musulman sunnite, tandis que la présidence est assurée par un chrétien maronite.

Les puissances occidentales ont accentué la pression sur le Liban afin de permettre la formation d'un gouvernement qui pourrait entreprendre la réforme d'un Etat gangrené par la corruption, menaçant notamment d'imposer des sanctions et de retenir l'aide financière tant que les réformes n'auront pas commencé.

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