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Si la quatrième vague arrive dès août, les hôpitaux risquent à nouveau d’être saturés

© AFP 2021 ANNE-CHRISTINE POUJOULATDes soignants dans une unité de soins intensifs dans l'hôpital Saint-Camille à Bry-Sur-Marne
Des soignants dans une unité de soins intensifs dans l'hôpital Saint-Camille à Bry-Sur-Marne - Sputnik France, 1920, 26.07.2021
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Avec le variant Delta majoritaire, la quatrième vague de coronavirus est déjà présente en France. Les CHU se préparent à affronter un nouveau pic d’admissions. S’il arrive dès le mois d’août, cela présentera un risque majeur pour le système hospitalier, s’alarme le directeur de l’ARS d'Île-de-France.

Si la situation hospitalière semble maîtrisée en France, le nombre de nouveaux cas positifs au Covid-19 augmente. Selon Covidtracker, au 26 juillet, les admissions en soins critiques avaient bondi de 81% par rapport à la semaine dernière et les admissions dans les hôpitaux avaient grimpé de 52%. Au total, sur les sept derniers jours, 1.837 nouvelles hospitalisations ont été enregistrées, d’après Santé publique France. Bien que ces chiffres soient loin des pics des vagues précédentes, la tendance inquiète l’Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France.

«Le rebond ne touche pas encore les réanimations, mais des patients arrivent chaque jour dans les services de maladies infectieuses; le solde des entrées et sorties hospitalières est redevenu positif», constate Aurélien Rousseau, directeur général de l'ARS d'Île-de-France, dans une interview au Journal du dimanche (JDD) le 25 juillet.

Il avance que la quatrième vague est bien présente: «Le rouleau arrive, on l'entend déjà sans le voir, mais on n'est pas encore face au mur d'eau».

​Un pic en août ou en septembre?

Les projections des modélisateurs de l'épidémie sont «incertaines» par rapport à l'été 2020, mais les hôpitaux seront à nouveau sous forte pression, avance le directeur de l’ARS d'Île-de-France. Pour lui, le pire scénario serait un pic d’admissions en août, en pleine période de vacances.

«Le risque majeur, ce serait une arrivée précoce de la vague, en août, en période de pénurie d'effectifs. Si elle a lieu en septembre, les personnels seront plus nombreux à avoir repris, mais on n'évacue pas un an et demi de mobilisation en quelques semaines de congés», s’alarme-t-il.

«Le virus est arrivé beaucoup plus vite que ce que l'on ne l'imaginait. On pensait avoir les premières hospitalisations début septembre. Mais en fait c'est maintenant. C'est encore rare en nombre, mais les courbes exponentielles commencent à rentrer dans leur montée et avec un virus plus contaminant, ça pose problème», avait estimé le médecin généraliste Jérôme Marty le 20 juillet sur RMC.

Le 25 juillet, 376 patients avaient été admis en soins critiques, dont 286 en réanimation, selon Santé publique France. Selon Covidtracker, actuellement 17,2% des lits de réanimation sont occupés en France par rapport au nombre de lits fin 2018, ce qui caractérise un niveau «bas et stable».

Patients en réanimation

«On n'avait plus de patients Covid depuis plusieurs semaines, et depuis la semaine dernière, retour des patients Covid», avait déclaré un soignant du CHU de Bordeaux (Gironde) à Franceinfo le 21 juillet.

Sur l'ensemble du CHU de Bordeaux, la semaine dernière, 23 patients ont été hospitalisés, contre 14 le 8 juillet. Ces chiffres sont pourtant loin du pic de la troisième vague avec 144 malades.

Le variant Delta reste largement majoritaire en France avec 83,5% des tests PCR criblés au 22 juillet, selon Santé publique France.

«Arme massive» de vaccination

«Les prochaines vagues toucheront très majoritairement les non-vaccinés, notamment les jeunes, moins inquiets pour leur santé […], souvent précaires», rappelle le directeur de l’ARS en prônant l’accélération de la vaccination, qu’elle qualifie d’«arme massive» contre le virus.

Au 25 juillet, plus de 59% de la population totale (39,9 millions) avaient reçu au moins une injection, et presque la moitié (49%, soit 33,2 millions) affichent un schéma vaccinal complet.

En ce qui concerne l’Île-de-France, l’ARS mise sur l’immunisation sans rendez-vous et évoque la présence des vaccibus, des vaccidrives et des barnums dans des centres commerciaux de la région.

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