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«D'où ça sort que 20% décident du sort de 80%?»: l’exaspération contre les «antivax» monte d’un cran

© SputnikManifestation non déclarée contre le pass sanitaire, Paris, le 14 juillet 2021
Manifestation non déclarée contre le pass sanitaire, Paris, le 14 juillet 2021 - Sputnik France, 1920, 27.07.2021
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Alors que le pass sanitaire généralisé est devenu une réalité, des milliers de gens protestent contre cette mesure. L’exécutif prône pour l’instant la pédagogie envers les «antivax», mais certaines voix s’étonnent de cette souplesse.

Deux week-ends d’affilés, des manifestants ont défilé en France contre l'extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire contre le Covid-19 pour certaines professions. Alors qu’ils étaient environ 114.000 le samedi 17 juillet, une semaine après, le 24 juillet, ils étaient déjà 161.000, selon le ministère de l'Intérieur.

«Le virus ne cède pas aux manifestations» et il n’est pas efficace de «manifester contre lui», a tenté de raisonner Emmanuel Macron en s’adressant aux «antivax» le 25 juillet depuis Tahiti.

Selon les estimations de l’Académie nationale de médecine, publiées fin mai, environ 15% des Français sont contre le vaccin et 15% hésitent. À en croire Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale à la faculté de médecine de l'université de Genève, les «antivax» convaincus représentent encore une plus petite proportion de la population française, à savoir moins de 3,5%. Mais une proportion bien plus importante les a rejoints, ceux «qui se posent des questions», a-t-il expliqué dans une interview à France 24 le 6 juillet.

«C’est eux qui vont décider?»

Bien que les «antivax» restent minoritaires et assez hétérogènes, leur influence interroge.

«Ils sont 10%, 15%, parfois 20% de gens qui ne comprennent pas que c’est dans l’intérêt de tout le monde de se faire vacciner. Et c’est eux qui vont décider? D'où ça sort que 20% décident du sort de 80%? Pourquoi est-ce qu'on est aussi coulant avec ces gens-là?», a renchéri le 26 juillet sur CNews Laurent Joffrin, ex-journaliste et fondateur du mouvement de gauche «Engageons-nous».

Il s’en est ainsi pris au chanteur et activiste Francis Lalanne, l’une des figures de proue de la contestation du pass sanitaire en France, qui avait d’ailleurs présidé au cortège des «antivax» durant la manifestation du 24 juillet à Avignon.

«Ils sont dirigés pas une bande d’irresponsables et de crétins, il faut quand même le dire», a-t-il poursuivi.

Pour rappel, la députée ex-LREM (La République en marche) Martine Wonner, le président des Patriotes, Florian Philippot, le candidat à la présidence Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) ou encore l’ancien Nobel Luc Montagnier incarnent aussi diverses tendances de la galaxie des covidosceptiques, des opposants au pass sanitaire et des «antivax».

Un profil hétéroclite

Selon une étude de chercheurs de l’INSERM, réalisée entre octobre et décembre 2020, les plus réticents au vaccin sont des personnes issues de milieux défavorisés, ainsi que des jeunes et des femmes à l’âge de la procréation. L’enquête a été menée auprès de plus de 107.000 personnes et a été mise en ligne sur MedRxiv en attendant une publication dans une éventuelle revue scientifique.

«Plus bas se trouve la personne dans la hiérarchie sociale, plus elle sera réticente à la vaccination en général et contre le vaccin anti-Covid-19 en particulier», remarquent en outre les auteurs de l’étude.

En ce qui concerne les jeunes, ils sont souvent moins enclins à respecter les gestes barrières. Les femmes sont également parmi les plus méfiants en raison de la crainte de prendre un risque lors d'une éventuelle grossesse.

Au 26 juillet, près de 60% de la population totale avaient reçu au moins une injection (plus de 40 millions), 50% affichent désormais un schéma vaccinal complet (33,6 millions). Bien que la situation sanitaire reste pour l’instant globalement stable, depuis deux semaines les cas de contamination montent en flèche. Le variant Delta, hautement contagieux, reste majoritaire dans l’Hexagone (83,5% des tests PCR criblés au 22 juillet selon Santé publique France).

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