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Le collectif Trop jeune pour mourir demande un couvre-feu à Marseille face aux violences en série

© AFP 2021 GERARD JULIENDes policiers français
Des policiers français - Sputnik France, 1920, 27.07.2021
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Couvre-feu et moyens de police supplémentaires... La hausse des violences ces dernières semaines en agglomération marseillaise a poussé les membres du collectif Trop jeune pour mourir à demander l’aide des pouvoirs publics. Selon eux, ces mesures permettront de mieux contrôler qui circule entre les cités des quartiers.

Trois homicides en un week-end à Marseille. Un jeune de 20 ans a été tué par balles, dimanche 25 juillet dans l’après-midi, alors qu'il marchait dans la rue. Selon des témoins, ses meurtriers circulaient en voiture. Samedi soir, un homme de 31 ans a été retrouvé mort, le corps criblé d’une dizaine de balles, dans la cité Bégude Nord. Vendredi, dans la nuit, un homme de 26 ans a été tué, atteint par plusieurs tirs notamment à la tête et à l'abdomen, à la cité des Oliviers.

Avant les trois morts de ce week-end, huit règlements de compte avaient été identifiés comme tels par la police depuis le début de l’année. Face à cette accélération, le collectif Trop jeune pour mourir demande aux autorités des mesures fortes pour mieux contrôler qui circule entre les cités des quartiers Nord.

«Notre collectif demande au préfet de région Christophe Mirman l’instauration d’un couvre-feu aménageable à partir de 21 heures sur les quatre arrondissements du nord de la ville de Marseille [XIIIe, XIVe, XVe, XVIe]», a déclaré à 20 Minutes Hassen Hammou, fondateur du collectif.

En outre, après avoir échangé avec des habitants, selon ses propos, il demande également «des moyens de police supplémentaires jusqu’à la fin de l’été et la réception d’une délégation d’habitants en préfecture».

Hausse des violences dans la cité phocéenne

Ce regain de violences dans l’agglomération marseillaise est surtout enregistré depuis le début de l’été.

Selon un syndicat de police à Marseille, cela est dû essentiellement à «une reprise de territoire sur fond de stupéfiants».

«Il y a beaucoup de mobilité en matière de vente de stupéfiants. On a les cités des quartiers Nord d'où les trafiquants n'hésitent plus à se déplacer dans le sud pour conquérir des territoires», a expliqué sur RMC Bruno Bartoccetti, syndicaliste policier et délégué zonal sud unité SGP FO.

Selon lui, même un trafic de cigarettes peut désormais finir sous les balles: «C'est sans foi ni loi avec des règles très approximatives chez ces voyous».

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