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Un médecin d'Amiens comparé à un nazi à cause d’une vidéo pro-vaccination

© AFP 2021 ALAIN JOCARDDans un hôpital pour les malades du Covid-19
Dans un hôpital pour les malades du Covid-19 - Sputnik France, 1920, 27.07.2021
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Une affiche présentant Emmanuel Macron en Hitler, des députés pro-vaccin menacés de mort, des centres de vaccination dégradés… La fracture se creuse entre les vaccinés et ceux qui n’en veulent pas et arborent des messages parfois violents. Ainsi, un médecin réanimateur du CHU d’Amiens a décidé de porter plainte pour harcèlement en ligne.

Habitué à commenter l'activité de son service de réanimation au CHU d'Amiens sur les réseaux sociaux, le médecin Michel Slama a partagé une vidéo sur Facebook le 18 juillet incitant les internautes à se faire vacciner. Cependant, la publication a attiré des centaines de commentaires haineux.

«Le pire, c’est quand ils ont posté une photo de moi, trouvée sur internet, avec une croix gammée sur le front», a confié le médecin au micro d’Europe 1. «Jamais je n’avais eu des incitations aussi graves à la violence vis-à-vis de moi et, secondairement, contre la vaccination».

Il a finalement décidé de déposer plainte pour harcèlement en ligne. Ce délit est passible de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.

Un parallèle entre les crimes nazis et la politique vaccinale

En effet, les exemples de rapprochement des crimes nazis avec la stratégie vaccinale par certains opposants aux mesures sanitaires ne manquent pas. Outre une affiche polémique avec une photo détournée d’Emmanuel Macron, assortie du slogan écrit en lettres blanches sur fond rouge «Obéis, fais-toi vacciner», le docteur Jérôme Marty a lui aussi été caricaturé en Adolf Hitler.

«L’utilisation à des fins partisanes d’insignes qui renvoient à la Shoah est une pure indignité», a insisté Jérôme Marty au micro de Sputnik.

Le renseignement inquiet

Samedi 24 juillet, selon le ministère de l’Intérieur, 161.000 manifestants ont défilé dans toute la France contre l’obligation du pass sanitaire et pour la liberté vaccinale, soit 47.000 de plus que lors de la première mobilisation nationale.

Après celle du 17 juillet, un rapport des renseignements territoriaux (RT) consulté par Le Parisien, a mis en garde contre un risque de radicalisation du mouvement.

«À l’instar de ce qui s’est passé durant la crise des Gilets jaunes, plus le conflit durera plus le risque est grand que les plus déterminés et les radicalisés parviennent à prendre le contrôle», précise le document datant du 19 juillet, repris par le quotidien.

Ainsi, outre l’augmentation des cas de dégradation de centres de vaccination en France, plusieurs députés pro-vaccin ont été menacés de mort. Ainsi, quelques jours après l’allocution du chef de l’État le 12 juillet, les députés La République en marche Patricia Mirallès (Hérault) et Jean-Marc Zulesi (Bouches-du-Rhône) ont reçu des mails violents au contenu identique.

Le 19 juillet, le porte-parole du gouvernement a lancé un avertissement aux protestataires en soulignant que «nous ne céderons pas à la dictature des images choquantes, des slogans outranciers, des raccourcis honteux». M.Attal a également noté que «la grande majorité des Français s’est déjà fait vacciner ou a pris rendez-vous pour se faire vacciner».

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