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Les raves-parties à répétition organisées en Bretagne auraient un important impact écologique

© Photo Pixabay / djedjUn champ en Bretagne
Un champ en Bretagne  - Sputnik France, 1920, 28.07.2021
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La série de fêtes sauvages organisées en Bretagne a attiré l’attention des défenseurs de l’environnement qui ont alerté sur des conséquences néfastes impactant la biodiversité. Le Parc régional naturel d'Armorique et l'association Bretagne Vivante pointent ainsi des «échecs de la nidification», notamment dans les Monts d’Arrée, dans le Finistère.

Depuis le début de l’été, la Bretagne, parmi d’autres régions françaises, est particulièrement touchée par les raves parties organisées en plein air sur des sites appartenant parfois à des agriculteurs. Après l’une de ces soirées tenue les 17 et 18 juillet dans les Monts d’Arrée, du côté de Brasparts, dans le Finistère, le propriétaire du terrain a envisagé de porter plainte, car son champ, destiné à nourrir ses bovins, avait été complètement piétiné.

Le Parc naturel régional d’Armorique et l’association Bretagne Vivante s’inquiètent des impacts sur la biodiversité dans un communiqué publié le 27 juillet.

Ils alertent sur la dégradation des sites.

«La rave-party de Brasparts le 17 juillet fait suite à celles de Brennilis et de Loqueffret organisées en mai puis en juin 2021. Ces trois événements ont eu un impact direct sur la biodiversité», ont-ils indiqué.

Selon les organisations, «les suivis minutieux menés par les naturalistes, par exemple, mettent en évidence des échecs de la nidification après ces événements».

«Il s’agit d’un indicateur particulièrement révélateur de dégâts non négligeables touchant une faune plus discrète», ont-ils renchéri.

En conséquence, le Parc naturel régional d’Armorique et Bretagne Vivante «demandent conjointement, et pour la première fois, à l’État de prendre les mesures qui s’imposent et se tiennent disponibles pour reprendre le dialogue et engager des solutions».

En outre, ils appellent dans le communiqué les fêtards à «prendre leur part de responsabilité» et expriment leur soutien aux agriculteurs «dont les terres sont occupées illégalement».

Des espèces «menacées»

Ces organisations ont souligné que les monts d'Arrée «représentent 8.000 hectares de landes et tourbières sur les 14.000 qui subsistent en Bretagne, contre un million d'hectares il y a deux siècles» en ajoutant qu’il s’y trouve les «dernières populations de la région de courlis cendré, de busard Saint-Martin ou encore de busard cendré».

Dans leur communiqué, les défenseurs de l’environnement pointent du doigt la rave-party qui a eu lieu à Loqueffret en perturbant «des couples de busards cendrés et de busards Saint-Martin». De plus, ils précisent que celle de Brennilis «était très proche d’un des vingt deniers couples de courlis cendré de Bretagne» et celle de Brasparts «des sources du Rivoal où niche un couple de busards Saint-Martin et un couple de busards cendrés».

En concluant, ils notent la possibilité de «concilier les enjeux de préservation avec une vie économique et culturelle forte tout en profitant et en transmettant cet extraordinaire cadre de vie».

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