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En Seine-Saint-Denis, ces deux prénoms sont les plus donnés aux bébés depuis 2018

Des bébés - Sputnik France, 1920, 02.08.2021
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Selon le nouveau classement annuel de l’Insee, les prénoms les plus donnés en 2020 en Seine-Saint-Denis, département connu pour son immigration, ont été Lina et Mohamed, pour la troisième année d’affilée. Ces mêmes prénoms ont été aussi les plus populaires à Bruxelles, d’après Statbel.
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié le 29 juillet son traditionnel classement des prénoms les plus attribués aux bébés en 2020. Une fois de plus, les prénoms Mohamed et Lina sont arrivés en tête en Seine-Saint-Denis pour les garçons et les filles. Ces deux prénoms avaient été au sommet de la liste aussi en 2019 et en 2018.
​En deuxième place dans le département se trouve le prénom Adam, suivi de Ibrahim, pour les garçons.

Une tendance française mais aussi belge

Au niveau national, le prénom masculin Mohamed se classe 18e et Lina 6e, donc toujours dans le top 10, chez les filles. Les deux premières positions sont occupées par les prénoms Léo et Jade. Ainsi, après plusieurs années de leadership, Emma et Gabriel ne sont plus les prénoms les plus donnés aux enfants.
À noter que selon le classement annuel pour 2020 publié par l'Office belge des statistiques (Statbel), Mohamed est le prénom le plus fréquemment donné à Bruxelles, et Lina est également parmi les dix prénoms les plus populaires des bébés dans la capitale.
Une autre tendance, remarquée par LCI, est le succès de prénoms évoquant la nature (minéraux, végétaux et animaux), comme Jade, Ambre et Léo («lion» en latin) mais aussi Rose, Iris, Lila et Lucas («lumière» en latin).

Une zone d’immigration accrue

En raison des flux migratoires, la Seine-Saint-Denis «est un département avec une spécificité importante, avec des prénoms que l’on ne retrouve pas à de telles places dans le reste de la France», a expliqué au Parisien Baptiste Coulmont, chercheur à l’École normale supérieure (ENS) Paris-Saclay. Selon lui, la situation a radicalement changé depuis le milieu des années 1990, et «aujourd’hui, dans le même classement, il y a 55 prénoms que l’on ne retrouve pas au niveau national».
Selon un graphique tiré du livre «L’archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée» de l’analyste politique Jérôme Fourquet et publié sur Twitter par l'Observatoire de l'immigration et de la démographie (OID), le pourcentage des prénoms arabo-musulmans parmi les naissances de garçons en France n’a cessé de croître depuis le début de la guerre l’Algérie.
D’après l’OID, près d’un garçon nouveau-né sur cinq (18,8%) portait un prénom d’origine arabo-musulmane en 2016, alors que ce taux était proche de 0% jusqu’aux années 1960.
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