Une dizaine de raves en France pour condamner leur interdiction – vidéos

Une rave-party - Sputnik France, 1920, 02.08.2021
Après un appel à organiser une «Nuit des meutes» en hommage à Steve Maia Caniço lancé sur les réseaux sociaux, des milliers de jeunes se sont réunis pour des fêtes techno à travers la France le week-end dernier.
Plusieurs centaines de fêtards se sont rassemblés dans différents départements de France pour des raves organisées dans la nuit de samedi à dimanche, coïncidant avec un appel lancé sur les réseaux sociaux, relate France Bleu.
L’appel visait à rendre hommage à Steve Maia Caniço, jeune homme de 24 ans décédé en 2019 lors d'une intervention policière à la Fête de la musique de Nantes, et à dénoncer «la répression policière et juridique permanente des fêtes libres».
«Plusieurs centaines de teufeurs» ont ainsi participé à une rave-party en Vendée, au sud de La Roche-sur-Yon, témoigne un internaute.
«Ce rassemblement expose tous les participants: on appelle sur place à respecter les consignes sanitaires», pointe le sous-préfet Grégory Lecru, cité par Orange actu.

Des voisins alertent la police

En Isère, sur le site d’une ancienne ZAD (Zone à défendre) de Roybon, évacuée en octobre après six ans d'occupation par des opposants à un projet Center Parcs, au moins près d’un millier de personnes sont venues faire la fête, précise l’AFP citant des sources préfectorale et judiciaire.
Au micro de BFM TV, le maire de la commune a regretté le manque d’anticipation des autorités.
​La police a été alertée par des voisins préoccupés par l’afflux de plus de 1.000 véhicules vers la forêt, ajoute l’agence. Une enquête judiciaire a été ouverte, ont indiqué la préfecture et le parquet de Grenoble, ajoutant que «des verbalisations relatives notamment à l'usage de stupéfiant, mais aussi au non-respect des consignes sanitaires seront effectuées».

À Honfleur, le contact est établi

En Mayenne, une fête similaire a rassemblé plus de 700 personnes à Vaiges, rapporte France Bleu.
​Dans le Calvados, à Honfleur, un millier de fêtards se sont retrouvés sous le pont de Normandie pour une rave-party illégale. La police a pu prendre contact avec les participants «sans aucun problème et sans aucune agressivité», relate Ouest-France. La grande majorité des «teufeurs» (entre 800 et 1.000 personnes) ont ensuite, comme convenu, quitté la place dimanche après-midi. Ce lundi matin, l’endroit était désert et nettoyé, souligne le média.
Cependant, la préfecture du Calvados ayant interdit les «rassemblements festifs à caractère musical», les considérant comme «propices à la diffusion du SARS-COV-2»par un arrêté du 27 juillet, des policiers ont effectué des contrôles à Honfleur et appréhendé du matériel sono.
​Enfin, des rave-parties ont également eu lieu dans plusieurs communes de Bretagne, en Côte d'Or et Gironde.
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