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Un appel national à la grève lancé parmi les soignants pour s'opposer à l'obligation vaccinale

© AFP 2021 MARTIN BUREAUUn homme se prépare à recevoir un vaccin à Paris
Un homme se prépare à recevoir un vaccin à Paris - Sputnik France, 1920, 03.08.2021
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Sans vouloir être assimilé au mouvement des anti-vaccins, le syndicat hospitalier SUD Santé Sociaux appelle à une grève nationale pour protester contre l’obligation vaccinale des soignants et opter pour le libre choix. Cet appel intervient après que d’autres organisations ont déposé des préavis de grève illimitée dans certaines villes.
Des organisations syndicales protestent contre la vaccination obligatoire des soignants à partir du 15 septembre. L'ensemble des professionnels qui sont en contact avec des personnes fragiles devront réaliser un schéma vaccinal complet à compter de cette date. Sinon, ils pourraient ne plus être rémunérés et risquent d’être licenciés.
«Contre l'obligation vaccinale, mais pas contre la vaccination», comme l’a expliqué à Sputnik le syndicat SUD Santé Sociaux, l’organisation lance un appel à la grève à partir de mercredi 4 août, prônant un choix libre.
«Nous sommes toujours réticents quand nous n'avons pas de connaissance sur tel ou tel produit. Nous savons pertinemment que toute injection comporte un risque et nous n'avons pas assez de recul, comme on pourrait l'avoir dans le cas de la prise d'un Doliprane ou d'autres vaccins», a expliqué au Figaro Jean-Marc Devauchelle qui milite pour laisser le droit au doute des soignants.
Le syndicat s'inquiète également des conséquences de cette obligation sur le moral du personnel soignant.
«C'est sûr qu'il y en aura. Reste à savoir si ça sera à la marge ou s'il y en aura beaucoup. Je serais incapable de dire s'il y aura de nouveau une hémorragie comme il y a eu ces derniers mois», a estimé au Figaro M.Devauchelle.
«Sachant qu’on n’a pas d’effectifs, quand on va commencer à laisser les agents à l’entrée de l’hôpital, en termes de conséquences, ça va être terrible. Alors qu’on sera en pleine quatrième vague [...], on va sanctionner des agents et les laisser à la maison?», s’est aussi indigné Guillaume Algrin, secrétaire général du syndicat CGT Hôpitaux Sud de l'AP-HM (Assistance publique-Hôpitaux de Marseille), cité par BFM TV.

Des rassemblements prévus

En plus de l'appel à la grève nationale, plusieurs antennes locales de SUD Santé Sociaux ont également posé des préavis de grève à partir du 4 août comme dans les Bouches-du-Rhône à Marseille, dont à l'AP-HM et à l'hôpital Édouard Toulouse. Deux rassemblements sont programmés le 5 août, indique Franceinfo.
C'est à cette date que le Conseil constitutionnel doit rendre sa décision sur le projet de loi sur la gestion de la crise sanitaire, qui prévoit notamment l’extension du pass sanitaire et qui a été adopté le 25 juillet par le Parlement.

Des mouvements dans d’autres villes

De telles mobilisations ont aussi lieu à Lyon, Bastia et Montélimar.
Le 22 juillet, le personnel de l’hôpital de Montélimar dans la Drôme a entamé une «grève illimitée» pour dénoncer «la vaccination forcée», d’après le syndicat CGT-GHPP qui est derrière cette action.
À Lyon, c'est SUD Santé Sociaux qui a initié un préavis de grève, lequel a débuté le 29 juillet. Tous demandent l'abandon des sanctions contre les soignants non vaccinés.
À Bastia, la CGT du centre hospitalier d’une commune de Haute-Corse a également déposé le 30 juillet un préavis de grève, là aussi illimitée, pour dénoncer l’obligation vaccinale contre le Covid-19, rapporte Corse Matin.

Véran nie un mouvement d'ampleur

Depuis les annonces d’Emmanuel Macron sur l’obligation vaccinale des soignants, certains ont opté pour la démission alors que le système de santé souffre d’une insuffisance de personnel. Le ministre de la Santé a toutefois déclaré ne pas croire à leur départ massif.
«Je n'y crois pas! Il y a énormément d’élan vaccinal [au sein des soignants]. Ce n'est pas parce que vous voyez un infirmier ou une aide-soignante qui fait une vidéo pour dire, en pleurant, qu'elle va quitter son boulot parce que le vaccin elle en a peur que ça veut dire que c'est un mouvement collectif», a fait savoir Olivier Véran.
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