Après deux trains de sanctions de Londres, Moscou créé sa propre liste noire

© Sputnik . Alexeï Maïchev / Aller dans la banque de photosLe siège du ministère russe des Affaires étrangères
Le siège du ministère russe des Affaires étrangères - Sputnik France, 1920, 09.08.2021
La Russie a dressé sa propre liste noire de citoyens britanniques impliqués dans des activités antirusses pour réagir aux sanctions imposées par Londres contre des personnalités russes ces derniers mois.
Plusieurs Britanniques sont désormais interdits d’entrée en Russie conformément à une décision prise par Moscou en réaction aux sanctions adoptées par le Royaume-Uni en décembre et en avril, a annoncé ce lundi 9 août Nikolaï Lakhonine, chef-adjoint du département de la communication du ministère russe des Affaires étrangères.
«En réponse aux actions inamicales des autorités britanniques et conformément au principe de réciprocité, la Russie a décidé d’adopter des sanctions personnelles contre un nombre proportionné de Britanniques directement impliqués dans des activités antirusses. Ils ne sont plus autorisés à entrer sur le territoire russe», a indiqué M.Lakhonine.
Selon le diplomate, les «attaques infondées de Londres montrent clairement les véritables intentions des dirigeants du Royaume-Uni» à l’égard de la Russie, et notamment leur désir de nuire aux relations bilatérales.
«Après avoir quitté l'UE, le Royaume-Uni n’a cessé de multiplier ses sanctions, notamment pour montrer sa position en tête de la campagne de dénigrement de la Russie», a ajouté le responsable.
Il a qualifié de tentative d'ingérence dans les affaires intérieures de la Russie et d’exercer des pressions sur la justice russe «la facilité avec laquelle Londres désigne "les coupables" et leur inflige des peines».
Le 30 avril, la diplomatie russe avait également placé huit ressortissants de l’UE, dont le président du Parlement européen, sur la liste des personnes dont l’entrée en Russie est interdite. Moscou a ainsi répondu à la décision prise en mars par Bruxelles de sanctionner six Russes dans le cadre du nouveau régime de sanctions de l'UE en matière de droits de l'homme. Pour le Kremlin, ces mesures vont à l’encontre de la charte de l’Onu et des normes fondamentales du droit international.

Sanctions britanniques contre Moscou

Selon M.Lakhonine, il s’agit d’une réaction aux «sanctions imposées sous de faux prétextes» en décembre 2020 et en avril 2014.
Le 10 décembre 2020, le Royaume-Uni a adopté des sanctions personnelles contre trois hommes politiques russes qu’il accuse de tortures et de violation des droits de l’homme contre les personnes LGBTI en Tchétchénie. Le 26 avril, quatorze autres citoyens russes ont été visés par des sanctions britanniques dans le cadre de l’affaire Magnitski.
Les restrictions réciproques viennent s’ajouter à d’autres sanctions adoptées par les deux pays. En 2020, l’ambassade russe à Londres a noté que même au Royaume-Uni, les experts étaient de plus en plus enclins à estimer que les sanctions étaient inefficaces du point de vue des objectifs annoncés et ne faisaient que nuire aux rapports bilatéraux avec les pays qu’elles ciblent.
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