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«Collabo, on va te faire la peau»: les restaurateurs sur leurs gardes à la veille de l’extension du pass sanitaire

© Sputnik . Oxana BobrovitchQuatrième week-end de mobilisation à Paris contre le pass sanitaire, 7 août 2021
Quatrième week-end de mobilisation à Paris contre le pass sanitaire, 7 août 2021 - Sputnik France, 1920, 09.08.2021
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Les insultes et menaces envers les restaurateurs qui ont testé le pass sanitaire ces deux dernières semaines et qui avaient été initialement postées sur les réseaux sociaux sont devenues plus directes. Plusieurs restaurateurs ont déposé des plaintes.
À partir de ce lundi 9 août, les restaurateurs doivent contrôler le pass sanitaire, y compris en terrasse, et son test depuis une quinzaine de jours dans le Calvados, la Haute-Corse et les Pyrénées-Orientales a montré qu’ils auront du fil à retordre.
«Vichyste», «collabo, on va te faire la peau», «on va te brûler ton restaurant» ne sont que quelques-unes des insultes et menaces proférées à l’encontre des professionnels participant à cette expérimentation, relate Le Parisien.
«J’ai dû fermer tous mes profils sur les réseaux, je recevais plus de 400 messages d’insultes ou de dénigrement par jour. J’avais même des appels téléphoniques de l’étranger. C’est très violent, je n’ai pas pu aller travailler pendant quelques jours», confie au journal un restaurateur du sud de la France qui a «reçu sept menaces de mort» et a déjà déposé deux plaintes.
«Si je n’applique pas le pass sanitaire, je ferme et je fais quoi de mes 30 salariés et de mes dizaines de milliers d’euros de dette?»
Étant donné qu’en cas de non-vérification le restaurateur encourt 1.500 euros d’amende, il ne se risquera pas à contourner la règle. Mais comment procéder?
«On va composer sur le moment», avance un restaurateur.
«Si certains s’installent sans, on ne les servira pas, et s’ils ne veulent pas partir, on appellera la police, comme on le fait déjà pour les clients qui ont trop bu», détaille-t-il.
Le patron d’un bistrot à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a concédé au journal qu’il prévoyait d’embaucher quelqu’un dont la tâche sera de vérifier les pass.

La décision des Sages saluée par le gouvernement

La décision du Conseil constitutionnel de valider le pass sanitaire n’a pas fait l’unanimité dans le pays.
Le Premier ministre, Jean Castex, soulagé, s'est aussitôt félicité dans un communiqué de cette décision qui «permettra le plein déploiement de la stratégie de lutte contre la Covid-19 présentée par le Président de la République le 12 juillet dernier».
Le garde des Sceaux est monté au créneau pour défendre la décision des Sages et fustiger les anti-pass.
«Non, nous ne sommes pas dans une dictature mais dans un État de droit! […] Contrairement à leurs convictions le droit, lui, ne peut être manipulé», a tweeté Éric Dupond-Moretti.

«Hypocrisie totale»

Marine Le Pen, pour sa part, a dénoncé «l’hypocrisie totale» des Sages dont la décision «ne trouve rien à redire à une loi qui entrave la liberté de circuler des Français».
François Asselineau, président de l’UPR et candidat à la présidentielle est du même avis: le Conseil «a trahi sa mission».
L’insoumis Jean-Luc Mélenchon a qualifié la décision de «très décevante».
Contrairement à son patron, le responsable de la communication numérique de La France insoumise Antoine Léaument n’a pas mâché ses mots pour fustiger la mise en place du pass sanitaire.
«On nage dans un délire absolu, dans une espèce d’absurde général de la macronie», s’est-il indigné.
Selon les informations de Reuters, plus de 237.000 manifestants ont défilé dans les rues samedi 7 août afin de réclamer le retrait de la loi. Il s'agissait du quatrième samedi consécutif de mobilisation.
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