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«Très bientôt»: Loukachenko évoque son départ et «une vingtaine» de successeurs potentiels

© Sputnik . BelTA / Aller dans la banque de photosAlexandre Loukachenko
Alexandre Loukachenko  - Sputnik France, 1920, 09.08.2021
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À une question portant sur le moment où il quitterait ses fonctions, Alexandre Loukachenko a répondu vaguement, avant d’avouer qu’il entrevoyait «15 ou 20 candidats» possibles au poste de Président biélorusse.
La Biélorussie pourrait «très bientôt» avoir un autre Président, a déclaré ce lundi 9 août Alexandre Loukachenko, répondant aux questions de ses concitoyens et des journalistes lors de l’émission télévisée annuelle Grand entretien avec le Président.
«Ce n’est pas un poste éternel. Je suis un être humain […]. Je souhaite parfois vivre en paix […]. Pour l’instant, je ne comprends pas encore comment on peut partir à la retraite ou s’occuper d’autre chose. Mais cela ne signifie pas que je vais m’accrocher à ce siège avec des doigts cyanosés. Non. Des gens me succéderont et ce sera très bientôt», a indiqué le Président biélorusse.

Entre 15 et 20 candidats potentiels à la présidence

Selon lui, une vingtaine de personnes «dévouées à la Biélorussie» sont potentiellement capables de prendre sa relève au poste de chef de l’État. «Dignes de confiance» et qui bénéficieront du soutien de «la majorité absolue» des électeurs, à son avis.
«Nous avons environ 15 ou 20 personnes qui peuvent devenir capables d’assumer la présidence. Ces gens sont un peu comme moi. Parce que je les ai élevés, ils ont grandi à côté de moi», a-t-il avoué.
«Lorsqu’il y aura cinq candidats, j’étudierai leurs biographies si je ne les connais pas, mais je suis certain de les connaître […]. Je suis prêt à organiser une émission en direct avec eux, à leur poser des questions. Cela se fera sur un pied d’égalité. Mais seules des personnes pragmatiques et normales l’emporteront en Biélorussie», a noté le Président.
En mars, il avait déjà nommé son assistant pour la région de Grodno, le général Iouri Karaïev, ainsi que le gouverneur de la même région, Vladimir Karanik, parmi les éventuels candidats à la présidence. Il avait en outre précisé que ses enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants ne seraient pas en lice et que l’élection serait «conforme à la Constitution et aux lois».

La prochaine présidentielle sans Loukachenko

M.Loukachenko a promis en outre de ne pas s’ingérer dans la prochaine élection présidentielle, qui doit avoir lieu le 20 juillet 2025 au plus tard, conformément au calendrier de la Commission électorale centrale.
«Je vous promets que je […] n’y participerai pas, que je ne miserai sur personne et que je ne soutiendrai personne. Je serai honnête», a déclaré le Président lors de l’émission de ce 9 août.
À l’heure actuelle, les autorités biélorusses travaillent sur un projet d’amendements à la Constitution de 1996. Ce texte sera soumis à un référendum début 2022, mais il peut encore être modifié avant le vote compte tenu d’un débat public, précise M.Loukachenko.
«Nous ferons tout de façon démocratique et impeccable», a-t-il insisté.
En août 2020, le chef d’État avait laissé entendre qu’une nouvelle présidentielle pourrait se tenir dans le pays si le peuple votait en faveur de la nouvelle Constitution. En novembre de la même année, il avait indiqué qu’il ne dirigerait plus la Biélorussie sous la nouvelle Constitution.

Sixième mandat présidentiel consécutif

Alexandre Loukachenko a remporté la présidentielle du 9 août 2020 avec 80,1% des voix, selon la Commission électorale centrale du pays.
Il effectue actuellement son sixième mandat consécutif de cinq ans. La Constitution biélorusse ne limite pas le nombre de mandats présidentiels.
Des actions de protestation non déclarées se sont tenues en Biélorussie après l’annonce des résultats de l’élection de 2020. Elles ont d’abord été marquées par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre qui ont fait usage de véhicules spéciaux et de gaz. Les autorités ont déclaré que les actions de protestation étaient coordonnées depuis l’étranger. L’UE, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et d’autres pays ont adopté des sanctions contre Minsk.
Le 11 février, le Comité de sécurité biélorusse a estimé que la situation s’était stabilisée dans le pays.
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