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La Lettonie déploie des forces spéciales à la frontière biélorusse pour stopper les migrants

© Sputnik / Aller dans la banque de photosLa frontière entre la Biélorussie et la Lettonie
La frontière entre la Biélorussie et la Lettonie - Sputnik France, 1920, 12.08.2021
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Pour contrer un afflux sans précédent de migrants, la Lettonie a envoyé des forces spéciales à la frontière avec la Biélorussie, pays qu’elle accuse d’avoir organisé ces passages illégaux.
La police lettonne a dépêché des unités spéciales à la frontière biélorusse pour aider les gardes-frontières à endiguer le flux de migrants clandestins qui tentent de la traverser.
«La police d'État a envoyé à la frontière avec la Biélorussie 71 membres des forces spéciales», note-t-elle dans un communiqué.
Le 10 août, le gouvernement letton a décidé de décréter pour trois mois l’état d’urgence à la frontière avec la Biélorussie en raison de l'afflux de migrants. Selon la décision du cabinet des ministres, les forces armées et la police du pays doivent aider les gardes-frontières à assurer le contrôle. Ceux-ci ont pour leur part reçu l’autorisation d’employer la force physique pour renvoyer les migrants d’où ils sont arrivés.
Après la Lituanie, c’est la Lettonie qui se heurte au problème de passages illégaux depuis la Biélorussie. Du 6 au 10 août, 295 personnes ont été interpellées, pour un total de 355 depuis le début de l'année. Pour protéger sa frontière, Riga a mis en place un contrôle renforcé et a mobilisé les gardes-frontières et l'armée. Le Premier ministre, Krisjanis Karins, a déclaré la semaine dernière son intention d'accélérer la construction d'infrastructures à la frontière avec la Biélorussie, qu’il suspecte d'organiser un afflux de migrants clandestins.

«Comme les fascistes»

Entretemps, le Président biélorusse a évoqué les sévices dont sont victimes les migrants en Lituanie. Ces mêmes manières avaient été adoptées par les nazis contre les civils pendant la Seconde Guerre mondiale, a-t-il déclaré lors d’un entretien avec des diplomates biélorusses en parlant d’un groupe de 26 migrants renvoyés de force en territoire biélorusse.
«Leurs papiers [des citoyens irakiens, ndlr] leur ont été confisqués, leurs passeports ont été déchirés sous leurs yeux et piétinés. Armés, ils [les forces de l’ordre et les gardes-frontières lituaniens, ndlr] les ont fait arriver à la frontière biélorusso-lituanienne, les ont placés devant eux, comme les fascistes: vous vous souvenez, ils emmenaient en offensive des civils pour les mettre devant eux. C'est comme cela qu'ils ont placé en rang ces 26 personnes et leur ont fait franchir la frontière, ouvrant le feu au-dessus de leurs têtes. Ils ont été battus et certains se trouvent actuellement à l'hôpital», avait encore indiqué Alexandre Loukachenko.
Des images datées de la nuit du 19 juillet avaient aussi été publiées.
«On y entend des tirs et voit des gens courir courbés en direction de la Biélorussie. Cette nuit-là, les autorités lituaniennes ont expulsé un groupe de migrants d'Irak vers notre territoire».
Le Président a comparé les conditions de détention des réfugiés en Lituanie avec celles des camps de concentration.
En début de semaine, le Comité d'État des frontières de Biélorussie a annoncé avoir interpellé plusieurs groupes de migrants en provenance d'Irak qui avaient illégalement traversé la frontière avec la Lituanie. Selon le Comité, ceux-ci ont raconté qu’ils avaient été placés en Lituanie dans un camp de réfugiés où des agents du Service de protection des frontières procédaient à des interrogatoires pour les forcer à témoigner sur la corruption des gardes-frontières biélorusses pour leur aide dans le passage illégal de la frontière. Dans le même temps, «les détenus ne recevaient ni à boire ni à manger, tandis que la "conversation" était ponctuée de coups de matraque». Toujours d’après les Irakiens, après l’interrogatoire, ils ont été emmenés à la frontière et, sous la menace d'une arme, forcés à entrer en Biélorussie.

Problème de migrants

Début juillet, Vilnius a annoncé une montée en flèche du nombre de migrants clandestins à la frontière avec la Biélorussie, comparant les chiffres de cette année à ceux des années précédentes. Alexandre Loukachenko a souligné à son tour qu'après les sanctions de l'Occident, le pays ne contiendrait plus les migrants clandestins se rendant dans les pays de l'UE. Au 5 août, le nombre de migrants ayant traversé illégalement la frontière en provenance de Biélorussie avoisinait les 4.000.
Sputnik avait précédemment fait savoir que l'Estonie dépêcherait des tentes et des climatiseurs en Lituanie.
L'Ukraine a annoncé pour sa part ce 12 août avoir envoyé 38 tonnes de barbelés en tant qu'«aide humanitaire» à la Lituanie.
 
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